La tête et les jambes

Tenir sur de longues distances ce n'est pas seulement aligner les kilomètres, il faut être capable de supporter les conditions climatiques très fluctuantes, accepter le manque de sommeil, gérer les moments de lassitude et d'euphorie. Tous ces facteurs mettent notre organisme à rude épreuve, il faut donc s'y préparer.

Une préparation impose inévitablement de longues heures loin de chez soi, il n'est pas toujours évidement de concilier la vie de famille et la pratique rigoureuse de notre passion. Une des solutions est de rouler de nuit ce qui ne trouble pas trop l'organisation de la maisonnée, c'est aussi l'occasion de se familiariser aux conditions nocturnes et de rouler en faisant une nuit blanche. Par exemple je pars le vendredi soir après le boulot et rentre au matin, ou alors en semaine à partir de 21H pour 2 à 3H de selle.

Il faut aussi s'habituer à rouler à tout moment de la journée, juste après un repas ou presque à jeun. Je ne me soucie jamais de la météo avant d'enfourcher mon vélo, sauf bien entendu si la neige où le verglas s'invitent !

C'est lors des grandes randonnées qu'il faut travailler le mental et apprendre à supporter toute la palette de sentiments qui vont se mêler ainsi que la douleur et la fatigue. L'analyse de toutes ces émotions aide à réagir plus sereinement lorsque l'on est de nouveau confronté à une difficulté, c'est au fil des kilomètres que se forge l'expérience.

Vous pouvez suivre ma préparation au Paris-Brest-Paris 2011.