BRM 600 km Ménigoute - Saison 2

Seulement 4 au départ de ce 600, j'avais bien senti qu'après le 400 il y aurait moins de candidats sur cette distance !

Entrée dans la VendéeNous nous élançons à 5H, il fait déjà bien doux, nous n'aurons pas froid en cette fin de nuit. Le jour se lève, le ciel est voilé, ce qui ne nous gène pas, bien au contraire. Nous serons au moins protégés des rayons du soleil sur les premières heures du brevet. Comme a son habitude Jean-Marie part en éclaireur, nous n'avons pas fini de nous doubler et redoubler ! Didier, Yves et moi roulons ensembles, c'est agréable. Malgré une première étape bien valonnée nous sommes dans un bon rythme et arrivons à Bazoges-en-Pareds avant 9H. Pointage dans un salon de coiffure, arrêt assez rapide pour profiter de la relative fraicheur, il fait tout de même plus de 20°C !

Chateau médiévalNous restons dans le même tempo, notre progression est régulière. Le ciel se dégage peu à peu, le thermomètre s'affole ! J'en profite pour me mettre en configuration été, la bronzette ou plutôt la grillade peut commencer, 1 Yvan bien cuit 1 ! J'avais un peu négligé le dénivelé, ça monte quand même bien. Nous atteignons le deuxième contrôle sans trop de mal, Jean-Marie nous rejoins quelques minutes après. Nous casse-croûtons au Lion d'Or en savourons une bière bien fraîche !

Ca y est, ça cogne dure ! La route devient plus plane. Au km 200 nous avons passé les 2000 m de dénivelé c'est pas mal pour un début de 600. Je ne sais pas si c'est la chaleur mais j'ai un bon coup de lassitude pourtant la forme est là, étrange sensation. Les routes sont aussi assez monotones ce qui n'arrange pas les choses... Dans ces moments là il faut se changer les idées, penser à tout, à rien. Laisser vagabonder son esprit pour sortir quelques instants du brevet...
Cette année nous ferons le contôle dans le magasin de vélo cycle-obsession, à Gennes. Quand Marcus me l'avait proposé, j'avais trouvé l'idée sympa ! Nous arrivons au milieu de l'après-midi sous un soleil de plomb. Marcus tamponne nos cartons et nous offre un rafraichissement, ça fait un bien fou. Pas trop le temps de papoter, il faut repartir. Merci pour ton accueil c'était vraiment cool !

cycle-obsessionJe pensais repartir avec un vélo plus leger du magasin de Marcus, tant pis ! Il faudra que je traine ma randonneuse encore quelques années. Maintenant c'est carrément plat, nous filons plein Est. Le ciel se couvre, la météo annonce des orages dans la nuit, nous verrons bien. La bonne nouvelle c'est qu'il fait moins chaud, je revis ! A 20H15 nous arrivons à Azay-le-Rideau, il commence à pleuvoir. Nous trouvons un bar au moment où un énorme orage de grêle s'abat sur la ville. C'est un vrai déluge, les rues se transforment en rivière, très impressionnant ! Nous en profitons pour nous préparer pour la nuit et manger. Après une grosse demi-heure de pluie et de grêle sans discontinuer, ça ce calme enfin. Sans hésiter nous reprenons le route, nous sommes à mi-parcours. 

Une pluie fine nous accompagne. Avant que le nuit ne nous enveloppe je commence à bailler, pas bon signe pour moi. Cette nuit va surement être très longue. 
Je vous fait un résumé de ma nuit : de la flotte, de la flotte et encore de la flotte. Une grosse envie de dormir toute la nuit, nous dormirons dans un abri bus et une terrasse de restaurant. J'ai du lutter contre le sommeil et pas mal zigzagué, j'ai scruté la campagne à la recherche d'un coin ou dormir mais avec cette pluie impossible de s'étendre sur l'herbe. Voilà une nuit bien difficile, je remercie mes compagnons de m'avoir attendu malgré ma demande de me laisser finir seul...

Le jour se lève enfin, c'est toujours une délivrance après une telle nuit. Le contrôle 5 a été atteint dans la nuit, nous sommes donc au contrôle 6, Bourg-Archambault. Rien d'ouvert, nous passons notre chemin. Il pleut toujours, ça commence à être usant. J'ai pensé abandonner bien des fois durant la nuit, maintenant ça va mieux il reste moins de 150 bornes à faire. Nous trouvons un bar assez vite contrairement au 400 d'il y a 3 semaines. Un grand chocolat chaud, un croissant et un pain au chocolat, voilà un menu qui requinque ! C'est le week-end de "500 Ferrari pour le cancer" les bolides sont de sortie, certains roulent comme des cons, bizarre pas de présence des forces de l'ordre... Nous sommes à Civray avant midi, la pluie a cessée, le ciel se dégage. Pas de commerce ouvert.

Il nous reste 70 kilomètres à parcourir, les 20 premiers se font sur la D948 ou la circulation est assez dense. Nous unissons nos efforts pour faire cette portion rapidement. Ensuite c'est le même final que sur le 400. J'ai oublié de parler du vent, il est contraire depuis Bourg-Archambault. Sur 4 brevets, 4 retours face au vent ! 
Les dernières bosses menants à Ménigoute sont avalées. Il est 15H29 quand nous mettons pied à terre, c'est fini. Pour ma part je finis assez bien, avec une fatigue logique après un 600 mais sans plus.

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