BRM 400 km Ménigoute - Saison 6

La saison avance et nous voici déjà au départ du 400. Nous sommes huit inscrits dont 3 tentent pour la première fois cette distance. Ma fille m'accompagne (c'est une coutume maintenant) pour accueillir les randonneurs. Le vent souffle fort et évidement dans le sens qui ne nous arrange pas ! Les commentaires vont donc bon train.

A l'abriAllez c'est parti à l'heure... enfin presque Guy à un souci de dérailleur (qui ne le quittera pas du brevet). Cette première partie n'est pas la plus agréable avec de longues lignes droites sans abri. Nous roulons groupé afin de lutter efficacement contre le vent. Ah j'oubliais ! Je suis de nouveau sur mon vieux Lapierre, je me sens bien léger j'arrive à suivre tranquillement. Le ciel devient de plus en plus menaçant. A Vouillé Thierry prend les devants, nous ne le reverrons pas. Notre groupe se compose donc de : Guy, Christian, Michel, Séverine, Didier, Laurent et moi. La pluie commence à tomber timidement dans un premier temps. Puis les gouttes grossissent pour enfin se transformer en grêle. Nous nous abritons sous un abri bus. Celà ne dure pas très longtemps. Nous aurons droit à quelques averses, je n'ai pas très chaud. Mes gants sont trempés et je pense à la nuit fraîche qui nous attend. J'espère que ça va se calmer et que je vais sécher un peu ! Pointage à Châtellerault à 19H, il ne pleut plus.

Crêperie Le BlancNous filons direction Le Blanc et le vent est avec nous, profitons-en. En plus de bonnes éclaircies me réchauffent et sèchent mes gants. Tout va bien, la météo annonce une nuit au sec. Porté par le vent les kilomètres défilent vite. Mais à 12 kilomètres du contrôle en passant un village (Sauzelle ?), la route descend et des travaux ne sont pas signalés. Les trous nous surprennent. Nous entendons crier derrière : problème mécanique. Nous nous arrêtons, c'est Michel qui vient d'arracher 2 rayons de sa roue arrière. Rien à faire il abandonne, dommage... Nous pointons dans une crêperie, gentiment le propriétaire nous autorise à manger nos casses-croûte à l'intérieur.

Il fait bien nuit quand nous repartons, le ciel est clair. C'est bien car nous serons au sec, mais je crains le froid en fin de nuit. J'ai un éclairage de merde, une bougie éclairerait mieux. Avec mes problèmes mécaniques je n'ai pas eu le temps de m'en occuper. Je suis bien content de passer la nuit en groupe. Seul j'avais quand même ma frontale qui m'aurait suffit. Le profil est complètement plat, nous roulons bien. Le vent est un peu tombé. Les heures passent sans que l'envie de dormir ne m'emporte. Ca y est nous sommes au mois de mai, il ne fait que 2°C. Laurent crève à quelques kilomètres du contrôle, décidément nous n'aurons pas d'arrivée sans pépin ! Je profite de la réparation pour enfiler des chaussettes sèches et ma veste, ça fait du bien. 2H37 nous sommes à Saint-Aignan. On mange devant une devanture de pompes funèbres, un peu glauque comme pique-nique. On en rigole.

SorignyLe redémarrage est glacial. Il reste quelques heures avant que le jour ne se lève, j'ai hâte ! Il n'y a pas que moi car certains feraient bien un petit somme... Moi ça va toujours, je baille mais sans plus, je sais que ça va passer pour cette nuit blanche. Au petit matin le thermomètre descendra jusqu'à -2°C, ça pique ! Nous arrivons à Sorigny à 6H20, une boulangerie est sur le point d'ouvrir, nous patientons. Une voiture se gare un cyclo en sort, c'est Jean-Marc (JMB37 sur le forum) qui nous poursuit depuis un petit moment pour nous offrir café et gâteau. C'est très sympa de sa part, et ça fait un bien fou ! Mes compagnons déjeunent à l'intérieur de la boulangerie, je préfère attendre dehors car la différence de température est trop importante. Je reste à température ambiante en discutant avec Jean-Marc.

Plein d'eau dans un cimetièreLe jour s'est levé et les rayons du soleil ne tardent pas à nous atteindre. J'aime ces moments qui réconforte beaucoup après une nuit glaciale. Il n'y a pas que le soleil qui réchauffe, les bosses aussi nous aident bien. Ca n'est pas fait pour me déplaire. Par contre le vent ne nous est pas très favorable. Malgré tout nous avançons toujours bien. Jean-Marc s'est joint à nous et nous accompagnera jusqu'à l'arrivée (Christian le ramènera en voiture). Physiquement je suis bien, la nuit est passée, le reste de la balade n'est pas trop cassant, je suis donc serein. L'ambiance du groupe est toujours nickel, c'est plaisant. Saint-Gervais-les-Trois-Clochers est en vue, nous pointons de nouveau dans une boulangerie à 9H45. Je m'enfile une part de flan qui d'ailleurs mettra un certain temps à bien tomber au fond de l'estomac...

66 petits kilomètres nous séparent de Ménigoute. Une fois passé Mirebeau la route sera moins vallonnée. Il fait tellement bon que j'ôte mon goretex. Le vent redevient favorable pour les 40 derniers kilomètres. Y'a plus qu'à se laisser porter tranquillement. Nous arrivons finalement à 13H04.

Je suis très content de ce brevet qui c'est déroulé avec un très bon groupe qui est resté soudé jusqu'au bout de l'aventure. Merci à tous !

Le diaporama

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