BRM 200 km Ménigoute - Saison 7

Pour cette nouvelle saison, j'attends 25 participants. 2 autres s'inscrivent sur place. Pas mal de nouveaux qui tentent leur premier 200. L'heure passe très vite, le dernier carton est donné à 6H58 !

Cette année j'ai décidé de me tester en partant avec les rapides. Je verrai bien si je tiens ou non le rythme. Donc dès le départ je me place devant pour voir. Thierry passe, puis 2 autres gars que je n'identifie pas tout de suite. Ils prennent les affaires en main. Inutile de dire que ça roule fort. Le premier contrôle est très proche, 36 kilomètres de plat. Nos deux rouleurs sont Philippe (qui était venu sur le 400 de l'an dernier) et son copain Gilles. A noter que Philippe a déjà 100 bornes dans les pattes. Je me dis que je ne tiendrais pas longtemps. Mais bon faut tenter ! Après 15 bon kilomètres je me retrouve devant avec Thierry. Les mobylettes s'étant écartées, normal, ils ne vont pas nous tracter pendant 200 bornes. Un petit groupe de 7 s'est formé, avec Jean-François, Jérôme et Eric. J'avoue que nous ne causons pas des masses, faut pédaler ! A 8H10 (ouverture contrôle 8H03) nous sommes à Couhé. Hein ? Quoi ? Déjà !! Plus de 30 de moyenne... pour moi c'est rapide.

A peine le temps de pointer et ça repart. D'habitude je suis prêt vite, mais là je suis à la bourre ! Heureusement ça démarre un peu moins vite, j'en profite pour m'arrêter faire pipi vite fait. Je reviens sur le groupe qui n'est plus que de 5. Jean-François et Jérôme ont pris plus de temps au contrôle. Nous avons le vent en pleine face. Gilles est très impressionnant, seul devant il roule à plus de 30. Ca parait facile en le voyant, moins en prenant des relais. En plus du vent, une petite bruine se met à tomber. Il en faut plus pour ralentir le groupe. Parfois on se regarde avec Thierry, putain ça roule. Je m'accroche. J'ai voulu voir, faut assumer ! En tous cas les jambes tournent très bien même si le rythme n'est pas habituel. Usseau se profile déjà, il est 10H42. 109 kilomètres de parcouru à 29 de moyenne (plus de 30 de moyenne roulante). Cette fois-ci on prend le temps de casser une croûte. J'apprécie !

J'aurai au moins tenu la moitié du brevet. De toutes façons il n'y a pas de honte à lâcher. Comme au précédent contrôle, on repart tranquille avant de reprendre le "rythme de croisière". Le vent est moins de face mais le profil devient un peu plus accidenté. Je me surprends vraiment à être encore dans le groupe. Sur ces petites routes vallonnées on discute un peu plus. Coulonges-sur-l'Autize est atteint assez rapidement, cette étape n'étant que de 37 kilomètres. Nous pointons chez un fleuriste à 12H11 (la moyenne est juste en dessous de 30). Courte pause et nous repartons.

Je sais que de bonnes bosses nous attendent mais je suis assez confiant. Nous arrivons à Puihardy quand soudain la jante arrière de Gilles frotte sur les patins. Quelque chose s'est cassé dans le moyeu, impossible de rouler dans ces conditions. Nous le laissons à regret, Philippe viendra le rechercher en voiture une fois le brevet terminé. Allez c'est reparti de plus belle, il faut finir maintenant. Thierry se déchaine, il appuie fort le bougre, malgré une douleur au genou. Je ne me suis pas rendu compte qu'Eric à lâché prise. Il m'avait dit de ne pas l'attendre si nous ne le voyons plus. Nous finissons donc à 3, nous sommes de retour à l'arrêt de car à 14H28 précise. Quel brevet, je ne suis jamais allé aussi vite sur un 200 (29.5 de moyenne roulante). Je ne pensais pas en être capable, comme quoi ! Pour Philippe (et Gilles) c'était une simple formalité... c'est la différence entre moi et de grands rouleurs. Moi j'ai besoin d'eux pour rouler à ces allures, pas eux ! En plus là c'est sur 200 bornes, ils peuvent tenir beaucoup plus longtemps comme ça. C'est très impressionnant...

J'ai voulu me tester, je suis plus que satisfait et je n'arrive même pas cramé. Je pense que le 300 sera plus calme... enfin normalement !

Arrivée