BRM 200 km La Roche-sur-Yon

J'avais repéré ce 200 il y a quelques temps. C'est à portée de roue (environ 120 km), ça devrait le faire si la météo est clémente. Une semaine avant, tous les voyants sont au vert, je m'inscris.

DépartLe jour J le réveil sonne à 2H30. Je me prépare vite fait et je saute sur ma selle à 3H05. J'ai donc moins de 5H pour arriver à temps pour le départ prévu à 8H. Je n'ai pas trop regardé le profil, bah ça ne doit pas être insurmontable. Le vent est sensible plein nord, je l'aurais donc latéral jusqu'à La Roche-sur-Yon. Je connais parfaitement la route jusqu'à Secondigny. Puis j'emprunte la D949 jusqu'à Chantonnay, un gros toboggan cette portion. Très peu de circulation à ces heures matinales. J'arrive à tenir 26 de moyenne mais guère plus. Il ne faudrait pas avoir un souci technique. Je quitte donc cette grosse départementale et me dirige sur Saint-Hilaire-le-Vouhis, une grosse patate m'attend pour l'atteindre. La suite est bien plus calme pour arriver à La Roche-sur-Yon. J'accélère pour avoir un peu de marge. J'arrive à 7H45. Je suis un peu speed pour récupérer ma carte de route et refaire un bidon de poudre. J'échange quelques mots avec les copains et c'est parti.

GroupéJ'avais décidé d'essayer de prendre les roues des plus rapides et tenir sans me cramer car la journée sera longue. Finalement je me retrouve devant, bizarre d'habitude ça part plus fort que ça. A part Francis pas de volontaire pour prendre des relais. Il en sera ainsi un bon moment, ensuite ça ira mieux. Il reste quand même un gros peloton. Il y a notamment Jean-Claude, il m'impressionnera toujours ! Les kilomètres défilent et le premier contrôle est déjà là, il est 10H51. Je pointe chez une fleuriste car c'est l'affluence à la boulangerie (quand une quarantaine de cyclos déboulent, c'est tout de suite la pagaille).

Marais PoitevinCe contrôle aura eu pour effet d'éparpiller le groupe. Je fais signe à Francis pour ne pas se perdre de vue. Un groupe est parti devant, nous ne les reverrons pas. Pourtant avec Francis, nous roulons bien. Le vent forci il est plein sud (sud-ouest ?). Nous l'avons pleine poire jusqu'à Coulon. Heureusement que nous sommes deux car ça souffle bien ! Nous sommes dans le Marais Poitevin c'est sympa comme coin. C'est aussi très plat. Je ne vois pas passer les kilomètres (malgré ce foutu vent). J'aime bien rouler avec Francis, les relais passent sans à-coups. Et nous voilà à Triaize, km 159. Il est 13H45. Qui est là ? Jean-Claude et ses camarades ! Ils nous disent avoir profité du groupe parti en éclaireur. Apparemment il y aurait 6 ou 8 gars devant. On ne reste pas longtemps au bar, juste le temps de boire un coup.

PlatitudeBon, le brevet est presque plié, il ne reste que 43 km à faire. Nous sommes toujours sur le même rythme. Nous changeons de cap (nord-ouest), le vent est donc plus favorable. Les routes sont un peu plus vallonnées. Comme depuis le départ, c'est fou, les kilomètres passent tout seul ! A quelques encâblures de la fin nous revenons sur le groupe "Charirand". Nous finirons tous ensemble. Nous avions fixé un retour avant 15H30, et bien non. Nous arrivons pile à 15H30. Le groupe arrivé avant nous est là, attablé. Dont Alain qui valide son premier Randonneur 10000, bravo à lui ! Je suis bien content d'avoir passé la journée avec Francis. Un compagnon de route au top !!!

Je prends congé assez rapidement de mes camarades (le temps d'avaler un sandwich et boire un coup). Il faut bien rentrer. Je ne ressens pas de fatigue excessive depuis mon départ matinal. Il est 15H45 et je pense être de retour avant 21H. Le vent sera enfin mon allié sur tout le retour (3/4 dos). Heureusement car j'ai l'impression que les bosses sont plus pentues. Vers 17H je fais une mini pause pour appeler mon épouse et remplir les poches. J'enfile aussi mon gilet jaune car me voilà de retour sur la D949. La circulation est plus dense qu'à l'aller. Certaines bosses me font vraiment mal aux jambes. Vers 19H j'en fini avec cette D949, elle m'aura paru bien longue cette tôle ondulée... La nuit tombe doucement. Je recense les dernières difficultés (il en reste encore quelques-unes). Au final j'aurai tout de même avalé, si j'en crois mon GPS, plus 4600 m de dénivelé ! Je n'aurai pas pensé autant ! J'arrive à la maison à 20H40 (j'ai mis 15' de plus par rapport à l'aller, 4H40 et 4H55). Soit 17H35 (1H01 d'arrêt) pour boucler ces 441 km, très satisfait de cette journée.