Voyage à la mer en cyclo-remorque-camping II

Nous voilà donc presque à un an jour pour jour du premier voyage à la mer en remorque. Cette année nous remettons cap à l'ouest direction Esnandes. Nicolas est de l'aventure et c'est bien chouette ! Léane est très excitée à l'idée de reprendre la route, ça fait 365 jours qu'elle en parle. Nicolas n'a pas trop roulé ce qui inquiète un peu sa maman, c'est normal. Moi je le sens capable de suivre notre rythme tranquille, de toutes les façons je m'adapterais si nécessaire.

Mercredi 27 juillet

C'est parti !Aller hop, il est 10H, il est temps d'enfourcher nos montures après avoir embrassé maman. Les nuages menacent, la météo annonce le retour (ou plutôt le début) de l'été, il serait grand temps ! Je connais maintenant parfaitement la route menant sur Coulon, nous empruntons exactement le même itinéraire. J'ai prévenu Nicolas que ce serait l'étape la plus dure avec pas mal de bosses. J'adopte une vitesse de croisière proche de l'an dernier histoire de laisser le temps à Nicolas d'apprivoiser la charge qu'il transporte. Léane, comme à son habitude nous fait part de ses commentaires sur tout ce qui capte son attention. Le décor est planté, voilà un voyage qui commence bien. Vers 13H nous faisons l'arrêt casse-croûte sous le soleil qui a fait son apparition. Nous sommes sur un petit chemin de terre bordé par des ronces, notre dessert sera donc amélioré par des mûres sauvages d'un beau calibre. L'avancée est très bonne, si nous poursuivons ainsi nous serons en avance. De plus les bosses sont derrière nous, donc pas de soucis. Léane est impatiente d'arriver, je le sens bien car elle demande souvent quand nous arriverons au camping. Elle n'aura plus longtemps à attendre car nous sommes déjà à Coulon. Dans mes souvenirs l'accueil ne se fait pas avant 15H et Nicolas ayant la pêche, je leur propose d'aller longer un peu les canaux du Marais Poitevin. Ensuite nous nous installons au camping et allons visiter le village. Nous prenons le temps de boire un coup à l'ombre d'une terrasse avant d'acheter de quoi nous restaurer ce soir. Le bilan de la journée est très positif, Nicolas fait son premier 50 bornes sur une journée (reste à voir comment il aura récupéré demain) et Léane est très contente de sa première journée en remorque, le tout sous le soleil que demander de plus ? Moi je suis très satisfait de cette étape qui s'est déroulée sans le moindre accroc.

Jeudi 28 juillet

Arrivée à la merLéane s'est endormie tard à 22H30, c'est en partie de ma faute car elle a bu un coca en fin d'aprèm. Conjugué avec l'excitation du voyage c'est un cocktail explosif ! On ne m'y reprendra pas ! Nicolas n'a pas très bien dormi, moi non plus, il a fait froid cette nuit. Bref, nous sommes réveillés à 7H, le temps de déjeuner et de préparer nos affaires, nous sommes en selle à 8H. Destination la mer. Il fait assez frais en ce début de matinée, nous traversons le Marais Poitevin. C'est toujours aussi agréable et ça m'a paru bien court cette fois-ci. Le soleil se lève enfin, le thermomètre grimpe illico, tant mieux. Avec un profil plat nous roulons bon train, Nicolas a bien récupéré d'hier. Il nous faut trouver un commerce pour le déjeuner et le diner. L'affaire est faite à Marans, peu avant Nicolas nous annonce fièrement le passage des 100 kilomètres, SUPER ! Nous trouvons un coin sympa pour nous poser et manger de bon cour. J'ai envie de m'allonger un peu mais Léane n'est pas du même avis, elle est infatigable la minette. Comme hier nous sommes en avance, c'est l'occasion de nous rendre au port du Pavé sur la commune de Charron. Ca y est nous sommes devant la mer, c'est toujours aussi magique et dépaysant. C'est aussi un an d'attente, c'est donc un moment fort pour Léane. Elle voudrait se baigner tout de suite !!! Pour Nicolas c'est plus un pari réussi, et pour moi c'est encore la joie d'avoir pu les amener ici à la force des mollets. Nous filons ensuite directement à la pointe Saint-Clément pour montrer à Nicolas " notre coin ". Après les formalités d'usage et l'installation de notre campement, nous passons le reste de la journée à la piscine. Ils l'attendaient aussi ce moment ! Et pour finir la journée nous allons diner en bord de mer, une bonne habitude à reprendre.

Vendredi 29 juillet

Pont de l'Ile de RéEncore une très mauvaise nuit, du bruit jusqu'à 3H du mat, y'en a vraiment qui se foutent de tout ! A 7H Léane me réveille pour le traditionnel pipi du matin. Pas un nuage, il va faire beau pour cette première journée à la plage. Pour nous y rendre nous longeons la côte par la piste fréquentée uniquement par quelques VTT et marcheurs. Premier passage du pont de l'Ile de Ré sans encombre pour Nicolas, nous sommes sur la plage à 10H. Pas une grande fréquentation sur la plage, nous en profitons bien jusqu'en milieu d'après-midi. Il faut ensuite faire les courses, ce n'est pas la partie la plus agréable des vacances mais il faut bien en passer par là ! J'ai préparé un tracé sur Openrunner, y'a plus qu'à suivre le GPS. Nous contournons l'aéroport et longeons La Rochelle pour nous rendre jusqu'au centre commercial de Puilboreau. Ca circule beaucoup en ce vendredi aprèm, c'est chiant au possible ! Léane n'en aura rien vu, tant mieux. Nous, nous en avons marre en plus avec cette chaleur. Nicolas fait le guet pendant que nous remplissons le caddie, il a été pris pour un mendiant ! A notre retour, je sors une boite de Magnum White que nous engloutissons sur le champ, ça fait du bien. Il nous reste 10 bornes pour rejoindre Esnandes avec un gros vent dans le nez, au vu de la chaleur ce n'est pas plus mal. Vivement que nous puissions plonger dans la piscine pour nous rafraichir, le retour est interminable. Nous constatons que nous avons bien rougis (surtout Nicolas), Léane a déjà la marque du maillot, pour moi c'est toute l'année que j'ai le bronzage agricole. Une journée assez éprouvante, j'espère que la nuit sera bonne.

Samedi 30 juillet

Nicolas sur la pisteEnfin une bonne nuit qui permet de recharger les batteries, il était temps ! Néanmoins la mise en route est difficile pour tout le monde. Nous attaquons notre quatrième jour de voyage et à vélo ce n'est pas de tout repos, c'est le moins que l'on puisse dire. Nous atteignons la plage vers 10H, comme hier nous nous amusons bien. Après avoir mangé ça commence à cogner dur ! J'ai prévu une journée à La Rochelle avec du bateau, en préparant le voyage j'ai lu sur le site qu'il était préférable de réserver. Pour ne pas prendre le risque de ne pas pouvoir embarquer demain, nous allons donc prendre notre billet. Il faut donc aller au cour de La Rochelle sur le vieux port, j'ai là aussi préparé le parcours sur l'ordi. Je ne sais pas trop comment vont être les routes, mais bonne surprise il y a beaucoup de bandes cyclables. Il y a aussi bon nombre de sens interdit, parfois autorisé pour les vélos et d'autres non. Etant un peu perdu malgré le GPS je m'engage dans une rue interdite aux vélos et je me fais incendier par un connard, y'a pas d'autre mot. Le ton monte, nous en resterons là, je ne suis pas venu me battre (heureusement je ne suis pas bagarreur !). L'embarcadère est enfin en vu, j'achète notre billet. J'ai bien repéré où se trouve le quai demain ça ira tout seul. Il fait une chaleur torride, Léane a encore dormi à l'aller. Il faut bien boire et utiliser le brumisateur sans modération. Le retour est long, un peu comme hier. Je sens la petite troupe bien fatiguée, mais en vélo il faut toujours anticiper pour le lendemain ce qui n'est pas toujours aisé. Nicolas ne se plaint pas, il est vraiment super. De retour au camping je propose de déguster une glace au snack, inutile de vous donner leur réponse !

Dimanche 31 juillet

La bateau nous attendUne journée riche en évènements ! Par quoi commencer ? Par le début, ce sera plus commode. Nous arrivons bien en avance sur l'esplanade Saint-Jean-d'Acre à l'embarcadère, La Maline se prépare à nous accueillir. Je n'aime pas être en retard, il nous faut donc patienter un peu. Je demande à Dédé la praline de nous prendre en photo, pas causant le Dédé. Les passagers commencent à se masser, nous allons nous placer dans les premiers. Nous nous installons sur le pont supérieur, Léane est très contente. C'est parti, nous passons le port des Minimes et nous dirigeons sur Fort Boyard et l'Ile d'Aix. Le vent souffle fort sur le bateau, ça caille même ! Par contre le temps est magnifique et nous permet de profiter au maximum de cette croisière. Après plus de deux heures nous sommes de retour sur la terre ferme. Une prochaine fois j'aimerais faire escale sur l'Ile d'Aix pour la journée, avec Sabine ça serait le top. Bon le bateau ça creuse, pour faire plaisir à Léane et Nicolas nous allons au Mc Do (j'avais aussi prévu le coup pour le localiser). Un monde fou là-bas, une chaleur suffocante, très irritant pour mes nerfs. Après 30 minutes dans la file d'attente nous sommes enfin servis. Nous filons manger à l'ombre et surtout loin de cette populasse ! Le ventre bien rempli nous décidons de visiter le musée maritime, trois navires au programme. Léane à failli chuter d'un escalier, ça l'a calmée pour le reste de la visite. Je passerais toute la balade à la Musée maritime de La Rochelleporter dans chaque escalier, et il y en a croyez-moi !! L'environnement clos des bateaux ne la met pas non plus très en confiance, elle a surtout la trouille dans la salle des machines. La chaleur est intenable, nous escamotons la fin du musée, nous y sommes depuis plus de deux heures quand même. Nicolas se rend compte qu'il a oublié son sweat (et oui c'est le seul à en avoir un dans tout La Rochelle aujourd'hui), il repart pour un deuxième tour (sans nous !), nous l'attendons à l'ombre. A la sortie Léane a le droit à un beau diplôme et un poster souvenir du musée, elle est très fière ! Nous nous offrons une bonne glace italienne, chocolat pour Nicolas, fraise pour Léane et pistache pour moi. Que du bonheur de savourer ces glaces par cette chaleur (dire qu'il y en a qui bouffent des gaufres chaudes.). Il est près de 17H quand nous prenons le chemin du retour, Léane s'endort pour sortir de La Rochelle. Nicolas a mal à un genou, j'espère que ça va aller. La chaleur ne faiblit pas, le vent nous fait du bien. A la pointe Saint-Clément la route est recouverte par la marée, l'an dernier cela n'était pas arrivé. Je dis à Léane que nous allons rouler dans la mer, ça m'amuse beaucoup. Dès l'arrivée au camping nous sautons dans la piscine, nous y resterons un bon moment avant d'aller manger une dernière fois devant la mer.

Lundi 1 er août

Léane et moiGrasse matinée si l'on peut dire, j'ai passé une excellente nuit ça change d'hier (ah oui j'ai oublié de vous dire que la nuit dernière a été épouvantable avec le bordel jusqu'à 6H du mat). Nicolas n'a pas bien dormi et a mal au ventre, Léane va bien. Nous allons quand même une dernière fois à la plage, il fait toujours aussi beau. Nous roulons cool pour ménager le genou de Nicolas qui va mieux, par contre son ventre non. Derniers jeux de plage et baignade, nous ne resterons pas très longtemps il fait encore très chaud. Nous passerons la fin de journée à la piscine, Nicolas (qui va mieux) et Léane s'en donne à cour joie, ça fait plaisir à voir. Pour terminer cette journée nous allons manger au snack, je suis très déçu, pas de moules frites cette année. De toute façon ce ne sont plus les même gérants et je préfère garder le souvenir des excellentes moules de l'an dernier.

Mardi 2 août

Musée de ma mouleNous devions reprendre la route ce matin pour Coulon mais la météo en a décidé autrement. 6H30 la pluie me réveille et ça tombe bien. Nous patientons sous les toiles de tente, celle de Nicolas n'est plus étanche, quelle galère !! Mon épouse appelle comme tous les matins et m'annonce une journée d'averses et d'orages. Vers 9H ça se calme, j'hésite beaucoup à partir ou non. Nous n'avons rien d'étanche, la remorque prend l'eau. Je ne voudrais pas me retrouver sous le déluge et transformer cette journée en enfer. Le ciel ne se dégage pas, à 10H je préviens le camping que nous restons une nuit de plus. Nous allons faire des courses au Coop et en profitons pour nous balader en " ville ". C'est toujours aussi mort, la seule activité possible est la visite du musée et de l'église. Avant cela nous cassons une graine au camping. Léane et moi nous préparons pour une sieste et Nicolas file à la piscine. Ce fut une vraie sieste de goret (une heure sur chaque oreille), ça fait du bien. Direction la maison de la mytiliculture qui ne paie pas de mine vue de l'extérieur. Bonne surprise, ce musée est très bien fait et agréable. La visite commence par la projection d'un documentaire sur la faune et la flore de la Baie de l'Aiguillon, dans une salle de ciné vide ! La suite nous apprend tout sur la culture des moules avec des animations interactives, c'est très intéressant. Un coup d'oil à l'église et nous rentrons au camping. C'est la première journée sans vélo depuis le départ, c'est reposant.

Mercredi 3 août

Marais PoitevinLe ciel est encore bien menaçant ce matin mais bon pas d'eau de prévue, de toute façon on ne peut pas rester ad vitam æternam. A 9H30 nous sommes prêts, j'espère que nous passerons à travers les gouttes. J'ai la crève, Léane aussi, Nicolas lui est fatigué. La fine équipe part donc mollement, heureusement le vent nous pousse. Le soleil fait de timides percées, finalement nous n'avançons pas si mal que ça en faisant de courtes pauses. Il est presque midi et rien à manger dans les sacoches, il nous faut trouver une épicerie au plus vite. A l'aller nous avions repéré un Spar, je ne sais plus trop où. A midi pile nous le retrouvons sur la commune de Saint-Hilaire-la-Palud, j'achète de quoi tenir jusqu'à demain matin. Nous avons les crocs mais comme l'an dernier je tiens à manger dans le marais en plus le soleil est bien présent. Une bonne pause déjeuner au calme, dans un décor unique, c'est ça les vacances. Nous arrivons juste devant l'accueil quand celui-ci ouvre, il est 14H. L'inscription faite nous installons une dernière fois le bivouac, l'emplacement est ombragé (dire que ce matin j'avais peur de la pluie, là ça cogne). J'hésite entre le petit train et la barque, à la demande générale ce sera le petit train comme l'an dernier. C'est parti pour 20 km à bord de Pibalou pour la découverte du Marais Poitevin. On cuit littéralement, encore une bonne glace pour refroidir les organismes et surtout se faire du bien ! Voilà, demain c'est le grand retour à la maison, j'ai hâte de retrouver mon épouse.

Jeudi 4 août

Derniers coups de pédaleLa nuit à été fraîche comme la semaine dernière, je suis réveillé assez tôt. Je jette un oil dehors il va faire beau. Je ne tarde pas à lever les loustiques, j'aimerais bien manger à la maison ce midi. Nous sommes en selle peu avant 8H, ça grimpe de suite, et oui fini la platitude ! J'ai encore en mémoire l'énorme coup de cul situé à la sortie de Saint-Maxire, nous y sommes déjà ! Nicolas passe devant mais il oublie qu'il a 3 plateaux (pas moi), il n'arrive plus a appuyer sur les pédales, il finira à pied. Pour moi c'est tout à gauche, j'utilise ce braquet une fois par an uniquement à cet endroit et avec la remorque. Nous faisons une pause là ou nous avions trouvé des mûres lors de notre premier pique-nique, il y en a toujours autant. Une fois rassasiés nous filons sur Ménigoute, quelques bonnes bosses nous attendent encore. Le temps est maussade c'est limite pluvieux, nous ne sommes plus qu'à un jet de pierre de la maison. Une dernière suée dans la côte de Clavé et le reste sera plus simple maintenant. A 11H45 nous arrivons, Sabine nous attend, c'est l'heure des retrouvailles.

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Ce second voyage a été fort agréable, il n'y avait pas comme l'an dernier le saut dans l'inconnu mais le partage de cette expérience avec Nicolas est une grande satisfaction. Il faudra penser à une autre solution si nous partons de nouveau car la remorque commence à devenir petite pour Léane. Il faut aussi changer de lieu car en 2 ans nous en avons fait le tour. De plus j'ai trouvé l'accueil au camping nettement moins chaleureux et convivial (les responsables ayants changés), je ne parle pas de la cuisine pas au niveau non plus. J'aimerais aussi que Sabine puisse partager avec nous ces aventures.

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Ce qui importe, ce n'est pas le voyage, c'est celui avec lequel on voyage.
[Jean-Luc Gendry]