Tour de Vendée

Ce tour commence par la consultation des horaires de marée, en effet j'ai l'envie d'aller sur le passage du Gois. Je prends donc le départ à 20H (je dois être au Gois vers 8H) pour rallier Saint-Hilaire-des-Loges qui est mon point de départ/arrivée.

La carte interactive

22H20 c'est parti. Le vent est favorable, le temps doux, toutes les conditions sont réunis pour passer une bonne nuit. Je n'ai qu'un impératif tenir une moyenne de 20 km/h pour être à l'heure. La première partie est assez valonnée. Au kilomètre 55 une bosse énorme me fait mettre pied à terre, je pousse durant 500m pour arriver aux Châtelliers. J'ai vraiment été surpris sans avoir le temps de changer de braquet, qui a dit que la Vendée était plate ??
J'ai de bonnes jambes, les heures défilent tranquillement. Sur les coups de 4 heures le froid se fait sentir, ça réveille un peu. Malgré tout au petit matin j'ai envie de dormir, je fais mon premier arrêt histoire de décontracter la "bête", je mange un peu et repars. Ca m'a suffit pour chasser le besoin de dormir.
Le passage du GoisLe profil est complètement plat, j'avance bon train. Je sais que c'est gagné pour le passage du Gois, je suis soulagé et heureux. Il est 7H30 je profite et savoure ces instants, Le Gois est devant moins quel bonheur. Un coup de file à mon épouse, quelques préparatifs pour la suite de la journée et je m'élance sur cette extraordinaire route. Il y a peu de monde à cette heure, je peux pleinement vivre cette traversée. Me voici sur l'Ile de Noirmoutier, je suis à mi-chemin de mon tour.

Je rejoins le pont menant sur le continent en empreintant la route interdite aux vélos (je sais que ce n'est pas prudent, il y a peu de circulation), mon GPS n'ayant pas réussit à router comme prévu, pas grave. Je longe le littoral, c'est très agréable pas trop de circulation pour le moment, beaucoup de vélos (pas tous très sympa, passons). Je fais le plein d'eau à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, la journée s'annonce très chaude. Les Sables-d'Olonnes sont déja là, je suis en pleine forme. Direction le promenade Georges Clémenceau et la promenade J.F Kennedy, une piste cyclable est aménagée, elle s'étend jusqu'à Bourgenay-Query-Pigeon environ 10 kilomètres. Il y a un monde fou, comment pourrait-il en être autrement avec un dimanche ensoleillé ! Je suis vigilant car entre les vélos, les piétons, les enfants c'est un vrai slalom.
Les Sables d'OlonnesLe vent devient gênant, je m'en plains mais il m'aide à supporter la chaleur. La lutte commence, pour le moment tout va bien, je suis dans un bon jour ! Je bataille ferme pour atteindre l'Aiguillon-sur-Mer, je fais un calcul GPS pour rallier Saint-Hilaire car une erreur de calcul est intervenue et le tour complet n'est pas en mémoire. Direction Luçon par la D746, puis la D949 menant à Fontenay-le-Comte, ce n'est pas le tracé prévu mais je n'ai pas le choix.
Cap pleine Est, j'ai le vent pleine face, ça souffle vraiment fort. Je suis pas mal émoussé, je m'accroche tant bien que mal, c'est vraiment dure ! A hauteur de Luçon c'est une longue ligne droite qui m'attend, elle me tue ! Tous les efforts se payent cash, je lâche physiquement, j'ai maintenant l'habitude de gérer ces coups de bambou mais c'est aussi mentalement que je craque. C'est une sensation terrible, plus l'envie, et ce vent... Je sais que je l'aurais jusqu'à la maison, comment vais-je rentrer ? Je suis scotché au bitume à 10 km/h, a ce moment il me reste une quarantaine de kilomètres jusqu'a Saint-Hilaire (et 55 de plus jusqu'à la maison). Je n'y suis plus du tout, une foule de pensées m'envahissent, atroce...
Je rentrerais coute que coute, coup de pédale après coup de pédale, mètre après mètre. C'est l'orgueil qui prend le dessus, je rentrais demain si il faut mais j'y arriverais !! Fontenay-le-Conte, une biennale bloque ma route, je pinaille une bonne demi-heure pour me retrouver dans la bonne direction, je m'arrête un peu. Au moment de repartir je n'arrive plus à caler ma chaussure sur la pédale, qu'est-ce que c'est que ce bordel !!! Un petit cailloux c'est fiché à l'intérieur de ma cale, je suis maudit ou quoi !?! Je l'enlève et repars. Presque plus d'eau, il reste 10 bornes ça devrait le faire, j'ai repèré un bar à Saint-Hilaire. J'y arrive à 18H15, c'est fini pour ce tour.

Ce devait être un tour facile, 380 kilomètres peu de dénivelé, il en fut tout autrement avec cette chaleur et ce vent, c'est tout le charme de nos longues randonnées... Je dit charme mais sur le coup c'était autre chose. Mis à part le final, j'ai passé un super moment, très bonne balade avec de beaux payasage et la mer en prime.

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