Flèche Vélocio 2010 au départ de Clermont-Ferrand

C'est sur une envie de réaliser un Randonneur 5000 que Didier lance l'idée sur le forum d'une Flèche pour 2010. Rapidement une équipe prend forme, Pierre nous propose un départ de Clermont-Ferrand. Nous sommes fin novembre et je suis ravi de tenter cette aventure qui sera aussi l'occasion de rencontrer des membres du forum !
Un mois avant le départ Roland nous apprend qu'il c'est fracturée l'épaule gauche au ski. Il lui sera impossible de nous accompagner, quel dommage... Mario nous rejoint et vient donc complèter l'équipe qui est composée au final de Pierre (notre capitaine), Didier, Laurent, Mario et moi-même.

02 Avril J -1

J'avais décidé dès le début de rallier Clermont à vélo, de réaliser la Flèche et de retourner à la maison toujours à vélo. Je m'apprête à enchainer 5 jours de selle assez intense...

Sacoches bachées !!!3H du mat', la météo n'indiquait pas un temps extraordinaire pourtant le ciel est clair, bonne surprise. Cela ne dure que 30 petites minutes, je passe la nuit et le petit matin sous la pluie. Le premier tier de cette étape est très roulante, les 100 premiers kilomètres sont avalés sans peine. Sur les coups de 9H la pluie cesse donc, c'est le vent qui prend le relai. Il souffle très fort du Sud, je l'ai donc alternativement de coté et de face, il géne sévèrement ma progression. J'imagine demain si nous rencontrons le même vent mais de face, la Flèche ne sera pas simple.
KM 140 le terrain devient plus exigent, les côtes s'enchainent, mon rythme est beaucoup moins soutenu. Je pense aux jours suivants, je gère en ne mettant surtout pas dans le rouge, je ne voudrais pas devenir un boulet pour l'équipe demain !!!
Col des Goules 997mJ'avais prévu une arrivée aux alentours de 18/19H, je sais que sera un peu plus tard car le relief est difficile. La pluie se remet à tombée en fin de journée, je passe l'unique col de la journée 10 kilomètres avant Clermont, au total 4000m de dénivelé un beau brevet de 300 ! Après une photo pour immortaliser le passage du col des Goules, je plonge sur Clermont. Je suis trempé, la descente est difficile avec des passages à 10%. Je ne lache pas les freins sur la totalité de la descente, je suis glacé. L'aide de mon GPS pour traversée Clermont est précieuse, pas la moindre hésitation, j'arrive à bon port chez Pierre il est 20H. Tout le monde est déjà là je suis très content, que la fête commence...

03 Avril le Jour J

Le compte rendu de Mario :

Bonne soirée !" Clermont Ferrand vendredi 2 avril. Il est 19h passées, nous attendons tous les quatre Yvan qui arrive de chez lui à vélo, plus de 300 km. Il a téléphoné à 13 kilomètres mais n'est toujours pas arrivé. Vers 20h il est « réceptionné » réfrigéré et un peu sonné. Dénivelé visiblement plus difficile que prévu, pluie et vent en plat de résistance.
Premiers échanges et impressions autour du repas concernant l'étape de demain. Pierre qui nous accueille avec son épouse, sont aux petits soins pour nous.


Le départ approche...Le lendemain, le dernier quart d'heure avant le départ est consacré aux photos et dernières recommandations, et c'est parti. Un petit 5° sur une enseigne lumineuse ne nous dérange aucunement nous nous satisfaisons de ce ciel couvert sans vent, la route encore marquée par les dernières averses. La pédale légère, la sortie de la ville se fait sans encombre, sous la houlette de notre capitaine de route Pierre qui veille à ne pas en perdre un en route.

Pointage ChampeixPointage à bonne heure à Champeix, ça roule tranquille. Les cieux sont avec nous, la route s'assèche et on se réchauffe dans les petites cotes. Issoire, Jumeaux, Fontannes arrêt ravito. La lumière d'un soleil voilé nous éclaire, nous sommes juste dans les temps de la feuille de route et notre coup de pédale s'adapte à l'agrément de cette jolie route touristique. Mais c'est sans compter sur le vent qui se lève et nous envoie ses rafales contrariantes. Notre petit groupe s'effiloche de temps à autre, et nous veillons tous à ne pas en laisser un loin derrière.

Pour moi c'est finiKm 91, arrêt surprise. Yvan nous explique que son guidon donne de sérieux signes de fatigue. Après inspection, le guidon présente une fissure près de la fixation sur la potence, et sur la moitié de sa section, du bas vers le haut. Impossible de continuer dans ces conditions. Même une réparation de fortune de ne lui permettrait pas de poursuivre en sécurité.
En dernier recours, l'option retour Clermont via l'assistance de l'épouse de Pierre ultime solution pour ne pas abandonner Yvan à son triste sort. Nous laissons donc Yvan, qui nous demande de poursuivre et de ne pas nous attarder davantage. Mais le vent et ses rafales contraires ne vont pas nous aider dans cette tâche.

Pointage de CurmilhacNous accusons un retard d'une heure au pointage de Curmilhac. La route s'est élevée sérieusement, et entre temps un problème de chaîne pour Didier. Un rivet de chaîne qu'il faudra réengager dans son maillon sous peine de le voir filer définitivement.
Nous essuyons à nouveau de violentes rafales de vent latérales sur les hauteurs avant Le Puy en Velay, et la descente rapide qui s'en suit ne me rassure pas. Le choix de sacoches surbaissées qui offrent un plan idéal au vent me déstabilisera et me fera dévier plusieurs fois de ma trajectoire, ce qui obligera le groupe à ralentir, et ne fera qu'accroître encore un retard déjà conséquent.
Un nouvel arrêt au Puy en Velay avant d'attaquer la sortie en direction de Coubon. Une pente sévère effiloche notre groupe. On s'attend pour ne pas se disperser.
Mario et LaurentC'est dans la longue montée entre Le Monastier sur Gazeille et le Béage, que la température chute sévèrement. A 1288 m nous enfilons les vêtements de pluie car elle vient de s'inviter, et des restes de congères bien épaisses sur un plateau battu par le vent ne nous donnent pas la sensation de nous réchauffer.
C'est entre chien et loup, sous la pluie battante que nous stoppons dans un restaurant pour manger à Ste Eulalie. Une bonne soupe chaude et un pot au feu, seront réparateurs et nous aideront à passer la nuit sur le vélo.

Didier et PierreAu sortir de cette chaude ambiance de salle de restaurant nous sommes presque secs. Une surprise nous attend. La pluie s'est transformée en une neige qui colle sur les voitures stationnées devant de l'établissement. Les bas- cotés de la route en sont aussi bien pourvus. Nous ne tardons pas à entamer la descente dans la nuit noire, pour finalement retrouver la pluie, dont nous nous contenterons finalement.

Nous pointerons à Monpezat sous Bezon en postant par carte à 22 h 40. Le retard se stabilise, et la confiance semble être encore là. La suite de la descente sur Aubenas nous donne de l'allant. Il faut encore passer la nuit.

Pointage Vallon Pont d'ArcA Vallon Pont d'arc contrôle de nouveau par carte, 1h30 de retard sur notre feuille de route. Il faut encore passer les gorges de l'Ardèche. Les pourcentages de 9 à 10 % sont là pour nous obliger à ne pas nous endormir en pédalant. Mais, nous accusons le coup à tour de rôle, et nous ne pouvons pas faire l'impasse sur des successions de poses rapides et nombreuses pour éviter l'endormissement sur le vélo. La pluie a redoublé et les nombreux éclairs témoignent des averses de grêle passées. Il faut veiller à slalomer pour éviter les blocs de pierres tombés des parois et qui jonchent le bord voire le milieu de la route, et franchir les torrents d'eau mêlés de graviers qui traversent de part en part. Heureusement nos choix d'éclairages nous offrent l'occasion de tester leur efficacité, qui plus est lorsqu'ils sont tous les quatre réunis.
A l'issue d'une de nos nombreuses pauses, il faudra finalement se résoudre à laisser Laurent à l'arrière Il nous faut continuer à trois. Nous savons que nous ne pourrons atteindre le kilométrage prévu, mais pourrons-nous terminer à trois dans le respect des 360 km qui permettent de valider cette aventure ?
A l'arrivée sur Bollène et bien après 6h au cours d'un ravito dans une boulangerie, la décision est prise de ne pas poursuivre. Un rapide calcul nous montre qu'il nous manque l'équivalent d'une heure. Le ralliement vers la gare la plus proche est décidé. Mais il nous faudra faire un peu plus que 360 km, c'est-à-dire le kilométrage d'une flèche avant de pouvoir espérer monter dans un train.
Retour des rescapésUne fois tous trois montés dans le train en gare d'Orange, nous récupérons Laurent qui s'apprête à monter à son tour en gare de Pierrelatte. Laurent s'était arrêté pour se mettre sous son imper et en a profité pour faire un petit somme à l'abri de la pluie avant de se diriger comme nous à la gare la plus proche.
Une fois arrivés à Clermont, nous retrouvons Yvan au domicile de Pierre. Nous nous retrouvons tous les 5 autour d'un excellent dernier repas préparé tout spécialement à notre intention. Cette convivialité nous aide à effacer les traces de la dernière nuit, et nous en profitons pour tirer les enseignements de ce banc d'essai, et jeter les bases d'un nouveau projet.
Si si ! je vous dis que les rubans blancs ont encore envie d'une flèche. Je crois même savoir qu'il est question qu'elle soit inscrite au programme 2011. "

Le compte rendu de Didier :

" Départ 12h30 de chez moi pour aller sur louviers ou se trouve Mario. Juste avant de partir, suite a un faut mouvement, je me fais mal au dos. Bon rien de grave, je pars quand même. Je fais le trajet sous la pluie ! Je retrouve Mario comme prévu à louviers.
Après presque 6 h de route, on arrive sur Clermont-Ferrand. Laurent est déjà là. Une heure après, Yvan arrive. Super soirée et super repas et super ambiance et super calva et ... Super.
Réveil 6h00 pour un départ a 8h00. C'est parti mon qui qui .. Déjà 10 km de fait ..
Paysage...C'est vraiment une superbe ambiance, une ambiance de ruban blanc. On rigole nous voila déjà au premier pointage. Je commence a avoir des petites douleurs dans bas du dos. Pour le moment, mon sac a dos ne me j'aime pas. On suit notre capitaine de route Pierre. Pour le moment, il ne pleut pas. J'aime bien le paysage et je profite un max. J'ai eu des petits problèmes avec mon GPS garmin 605. Mais bon ! Je n'ais même pas la feuille de route sous les yeux. Alors à chaque fois, je demande ou se trouve le prochain pointage. Tout a coup, Yvan me dit qu'il a un problème avec son guidon et je le voie ralentir de plus en plus. Le verdict tombe ! Le cintre est HS ! Impossible de repartir ! On appel le l'épouse de pierre pour un rapatriement sanitaire (Yvan n'a pas le moral). On laisse Yvan et on repart « enfin on va pouvoir rouler » On rigole de cette petit moquerie mais on est triste de le laisser.
Mario !Le vent souffle de plus en plus. Mario roule devant et nous on s'abrite. Merci Mario. Pierre ne dit rien, il roule et je l'envi ! Lui il roule couché !!!!!! J'ai de plus en plus mal au dos !!!
La descente vers le puy en Velay est terrible ! Il y a beaucoup de vent. Mario c'est fait peur dans la descente. Une grande rafale la presque stopper net. On arrive en ville est c'est la pause café. On traverse la ville facilement. Une surprise nous attend pour sortie de la ville. Une méga montée ou Laurent laissera des plumes et un morceau de genoux ... Quel que km plus loin, on fait une autre petite pause. Oui une de plus. Je ne sais plus ou me mètre sur le vélo et pour me faire du bien, je me mais en danseuse de temps en temps. Laurent a son quart d'heure de musique a donf ! Heureusement, c'est de la bonne musique. Je voie Mario tout seul à l'arrière, je vais le voir. Il n'a pas le moral ! Il pense de trop aux heures de passage ! On ne roule vraiment pas vite !!! Trop de retard !!! Heureusement pour nous, son moral revient rapidement.
Un p'tit restau et ça repart.Bon c'est vrais, on ne roule pas vite mais le cour y ait. Il y a vraiment beaucoup d'écart de niveau entre nous. Je décide de montée a mon allure dans les montées et attendre en haut.
Je commence a avoir le ventre qui gargouille. On se trouve un petit resto et on passe commande. C'est la surprise en sortent ! Il neige !! On se couvre chaudement comme on peut et on repart.
Nos éclairages éclairent à merveilles. C'est vraiment un régal de rouler la nuit avec du bon matos. On peut se faire plaisir dans les descentes. Pierre y vas mollo ! Ce n'est pas sont truc les descentes.
Laurent fait joujou avec ces éclairages. J'ai tellement mal au dos que je décide de faire une pause pour me mettre de la pommade. C'est terrible d'avoir les sensations que l'on vous enfonce des aiguilles dans le dos.
Eclairage performantLes gorges de l'Ardèche arrivent avec une montée terrible à 8% et 10 % sur plusieurs km. Laurent nous annonce qu'il a vraiment très mal à son genou. Il nous dit de partir sens lui. On part sens lui mais il nous reste plus beaucoup de temps pour réussir la flèche !!! Il fait froid et il pleut toujours.
Pierre et Mario commence à s'endormir. Pierre vient à ma rencontre pour me prévenir. On s'arrêtera au prochain village dans une station essence pour faire une pause. Je me demande comment ils font pour avoir un coup de fatigue ! Moi je ne peux pas ! Je suis tellement frigorifier !
Après Plusieurs kilomètres, la décision est prise. Il faut être réaliste ! On ne pourra pas finir dans les temps. Au revoir mon brevet 5000 km ..
Je ne suis pas déçu ! C'était une expérience extra avec des cyclistes extra. @+ Titi-bents"

Le compte rendu de Laurent :

"Dernier rentré Lundi ( vers 18h00 ), cause de détour par Ménigoute et quelques ralentissements autoroutiers ; me voilà à la maison .
Juste le temps de vider la voiture du vélo pas bien propre et des affaires encore bien humides , je dois repartir emmener mon fils dans une location à l'autre bout de Paris . Mardi matin un petit coup d'oeil sur le forum mais il faut mettre la cravate ( toujours compliquer de reprendre son activité après avoir passer sont temps à penser 'vélo' ) . Ce matin , j'ai un peu plus de temps pour vous donner mes impressions :

Arrêt boulangerieConstruire une équipe par Internet pour faire une flêche était en soi un défi .
( le sîte de l'ACP conseille bien de rouler ensemble AVANT pour bien se connaitre ) et donc nous voilà sur la route plus content que jamais , parti pour 24 h. Le matin se déroule tranquillement ; trop tranquillement , nous ( je ) en oublions carrement le fait qu'il faut quand même rouler , dans cette première partie du parcours , nous aurions du gagner du temps sur notre horaire ( il faut rouler vite quand c'est facile ) , mais la bonne humeur de chacun nous laisse penser que tout sera facile .Au moment ou nous perdons Yvan , le vent commence sérieusement a se manifester , et les fauts plats prennent du pourcentage , mes équipiers mettent régulièrement le pied à terre en haut de chaque bosse ( pour m'attendre ); donc le deuxième controle est déjà hors de la feuille de route , personne ne s'affole sauf le vent ! Après un café au Puy , la sortie de la ville est carrement pentue et je constate que j'ai quelques problèmes a me mettre en danseuse : le genou droit chauffe un peu trop à mon gout.
Un pont quelque partM'enfin ! çà passe comme çà jusqu'au soir , départ dantesque du restaurant ( glagla neige ! ) , début de nuit éblouissant ( beaucoup de remarques sur les avantages et inconvénients - si il y en a - de ses éclairages 'presque' trop puissants , on en reparlera .. ) Après les controles 'CP' de Montpezat et Vallon , nous voilà dans les gorges de l'Ardéche , je savais en partant que j'allais être le boulet de l'équipe ( celui qu'il faut trainer ) mais avec mon genou droit qui ne veut plus faire équipe , je ralentis beaucoup trop et je décide de laisser filer le groupe qui peut encore avoir une ( petite ) chance de valider leur carton . Il est environ 04h00 du matin , la pluie recommence à tomber , je me remets sous la pélerine et , tout à gauche , je continue mon chemin à la recherche d'un abri , mais dans la route des gorges : la deche !
Il neige...C'est vers 06h30 que la pluie cesse , je pense aux trois autres en me disant 'ils ont maintenant pointé leur 22° heures' et je m'arrête à un point de vue , planqué derrière un mur et sous le 'ponchon' qui servira de toile de tente , je pique un petit somme .
C'est 2h plus tard que mon téléphone me réveille : Didier m'informe de leur arrêt à Bollène ! Je reprends le vélo , m'arrête au premier café ouvert , le temps de m'informer des options 'trains' , je rejoins Pierrelate ( 20 km ) et je retrouve dans le train mes équipiers .La bonne humeur est toujours là , et c'est entre roupillons et anecdotes que le voyage se termine .
On aura un rayon de soleil à la sortie de la gare de Clermont ! "

Le compte rendu de Pierre :

Arrêt de Curmilhac" A moi de faire mon compte-rendu. Je ne reviendrai pas en détail sur toutes les péripéties fort bien décrites par mes "co-flèchards".

Nous sommes donc partis sur un faux-rythme qui fait qu'à Fontannes (km 77) nous avions déjà 45 mn de retard sur mes temps habituels. Les incidents mécaniques d'Yvan et de Didier feront passer ce retard à plus d'une heure au pointage de Curmilhac (km 110).

A cet endroit, j'avais choisi de passer par une route nouvelle pour moi pour rejoindre Loudes. Si sur le moment, je n'étais pas sur de mon choix, à l'examen des boites noires, il apparaît que ce choix à été judicieux à l'inverse du passage par Taulhiac pour rejoindre Coubon. Le long arrêt du Puy, le vent défavorable et les quelques pauses feront passer notre retard à 1 heure et 40 minutes au Monastier sur Gazeille.

Le PuyAprès c'est la montée vers le Beage et Sainte Eulalie. Le froid dans la dernière descente avant le Beage me provoquera un sévére coup de bambou dans les dernières bosses pour arriver à Ste Eulalie où nous nous arrêtons pour manger.

Le retard semble important mais finalement en 12 heures nous avons dépassé la mi parcours, faits les 2/3 du D+ et le 1/3 du D-; Je suis donc très optimiste quant à la réussite de notre aventure.

Pendant que nous mangeons la neige a mis un peu de blanc sur les voitures et les bas-cotés mais rien sur la route.

Tunnel de nuit !!Dans la grande descente de nuit vers Montpezat, je ralentirai beaucoup mes coéquipiers sans doute un peu trop obnubilé par la profondeur du ravin situé de l'autre coté du parapet. On voit au loin un orage sur les gorges de l'Ardèche et je me réjouis du retard que nous avons. Aprés Montpezat où nous sommes vers 11 heures et jusqu'à Vallon Pont d'Arc, ce seront de longs faux plats descendants où le vélo couché est vraiment le roi.

Enfin arrivera la galère des gorges de l'Ardèche avec beaucoup de cailloux tombés sur la route, de la grêle sur le sol et de la pluie très froide. Et l'abandon vers Bolléne.

Il est dommage d'avoir opté pour une fin de parcours si difficile. Un passage par Viviers nous aurait permis de réussir notre flèche. Mais bon, ce fut quand même un bien bon moment !
"

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La cathédrale de Clermont FerrandMa flèche se brise donc à 90 kilomètres, sur le coup je suis très déçu. La vie est ainsi faite, si tout était joué d'avance ce serait beaucoup moins intéressant !!
C'est donc Hélène l'épouse de Pierre qui vient me récupérer à Paulhaguet. Nous profitons de l'occasion pour faire une visite de Clermont-Ferrand. Hélène est un guide formidable qui connait sa ville parfaitement. Le lendemain nous ferrons aussi la visite du musée Michelin qui vaut vraiment le coup d'oeil, nous y sommes resté 3H et nous n'avons pas tout vu !!!

Je garderais un excellent souvenir de ce week-end Auvergnat. Je remercie beaucoup Pierre de son accueil super sympa, sans oublié Hélène qui à bousculée son week-end pour moi. J'ai aussi été enchanté de rencontré Didier, Mario et Laurent (merci à toi pour le détour que tu as fait pour me ramener dans les Deux-Sèvres).

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Quel bilan tirer sur la préparation de cette Flèche ? Nous étions une équipe hors norme car nous n'avions jamais roulé ensemble et nous ne nous connaissions que via le forum. Je pense que nous avons fait une erreur de choix de route trop difficile pensant que c'était les doigts dans le nez ! Il ne faut surtout pas avoir de regrets, les échecs font avancer...
On s'en refait une en 2011 ??

La vidéo de Didier

Le diaporama

sans nom