Dodécaudax, octobre 2018

Comme la météo semble bloquée sur le soleil. Je décide de faire ma 34ème étape du dodécaudax. J'ai tracé un parcours en m'accommodant du vent qui souffle fort depuis un certain temps. J'irai donc vers le nord-est (Poitiers, Châtellerault), pour ensuite redescendre sur Richelieu et Mirebeau. Je règle le réveil sur 4H30 pour ne pas rentrer trop tard. A 3H50 j'ouvre les yeux, inutile d'attendre je me lève (si je me rendors et que la sonnerie me surprend je serai sûrement dans le pâté !).

Au matinJe suis en selle à 4H23, il ne fait pas froid et comme prévu le vent est bien là. Je suis déjà sûr de l'avoir pleine tronche pendant une centaine de bornes. J'arrive à Poitiers que je traverse sans croiser âmes qui vive. A la sortie je m'aperçois que mon tracé n'est pas bon, je file sur Saint-Georges-lès-Baillargeaux par le route que je connais. Il faudra que sur la fin du parcours je jette un oeil au compteur car c'est 200 pile, et cette erreur me fait perdre un peu de distance. Plus loin je suis surpris par la bosse de Beaumont qui me pique bien les jambes !! Je passe ensuite Châtellerault, là aussi très peu de circulation. Le jour à du mal à se lever, une légère brume me refroidit. J'atteins le point le plus nord-est du parcours, Buxeuil (collé à Descartes). Je vais enfin pouvoir profiter du vent.

Dans les boisNon pas vraiment car il me gêne bien et le profil est bien cassant. J'aurai dû plus m'attarder sur le profil de ce 200... Je passe dans pas mal de bois (près de Richelieu) et les chasseurs sont en forme. Ça tire souvent, et avec les derniers "accidents" de chasse je ne suis pas trop rassuré. Mais bon il ne faut pas trop psychoter. Une douleur au ventre me tenaille depuis un petit bout de temps. Il faudra un "gros arrêt technique" pour me soulager. Je soupçonne mon épouse d'avoir mis du destop dans la soupe (très bonne au demeurant). Une fois Mirebeau derrière moi le vent est enfin favorable. Mais la route entre Vouzailles et Chalandray est en travaux. Il y a juste la première couche de gros graviers. Je suis pratiquement à l'arrêt pendant 10 kilomètres. Pas de bol j'aurai pu mettre un peu de braquet car la forme est bonne. Une fois de retour sur du vrai bitume ça va mieux. J'arrive à la maison à 11H59 pile-poil pour manger en famille.

Je m'attendais à un parcours plus facile et au moins 100 bornes vent dans la dos. Tout faux le Yvan, il a fallu au contraire que je m'emploie pas mal !