BRM 600 km Ménigoute - Saison 8

Nous sommes 14 au départ comme en 2011. Une touche "exotique" cette fois-ci car nous accueillons Daniel venu du Luxembourg. André à oublié de se lever, il arrive 5 minutes avant le départ en civile ! Il partira un bon quart d'heure après nous.

C1 La Villedieu-du-ClainLe départ est donné. J'apprendrais à l'arrivée que mon fichier GPX avait un beugue et bon nombre de participants ont tourné à gauche à Sanxay... donc en sens inverse du parcours !! Nous sommes 4 devant : Thierry, Eric et Alain. Le vent est défavorable et ce n'est que le début, par contre pas un nuage à l'horizon. Après quelques kilomètres je me retrouve avec Thierry, nos camarades ayant lâché prise. Nous roulons bien et arrivons au premier contrôle de La Villedieu-du-Clain (distant de seulement 40 km de Ménigoute) à 6H31. Pas de commerce ouvert sur la route, pointage photo.

Avant le C2Après une trentaine de kilomètres, à la sortie de Chauvigny, André nous à rejoint. Il est tranquille, il faut dire qu'il a un palmarès impressionnant sur Paris-Brest-Paris et autres longues distances ! Nous poursuivons donc à 3. C'est plus facile de faire face au vent mais la différence de niveau se fait sentir. André s'adapte à nous car il n'a pas l'intention de rouler seul sur ce 600. Le route est ondulée sans plus, ça avance toujours bien. A 9H18 nous sommes à Bélâbre. J'avale un croissant arrosé d'un Perrier.



C3 Sainte-Sévère-sur-IndreA partir d'Argenton-sur-Creuse ça monte bien plus. J'ai de bonnes jambes mais j'aurai voulu avoir celles de la semaine dernière où j'étais en grande forme. On en veut toujours plus !! En préparant ce 600 j'avais repéré (sur Street View) un bar au contrôle de Sainte-Sévère-sur-Indre. Situé dans une rue qui avait l'air de "monter un peu". Réalité du terrain, un coup de cul de 200m à 11%. Ca pique surtout que j'ai été surpris, j'ai dû tout monter sur la plaque. Coup de grâce, le bar était fermé. Finalement à la boulangerie, on nous indique une aire de camping-car avec un point d'eau. Il est l'heure de manger (12H44) et le premier tiers de route est fait, je m'enfile une part de pizza. Coup de fil à la maison pour prendre et donner des nouvelles et c'est reparti.

Ca monte encore bien pendant 30 kilomètres, jusqu'à Mesples. La Chapelaude marque un changement de cap, direction nord. Le vent reste défavorable... Il fait soleil mais pas trop chaud, je pense que le bronzage agricole sera bien marqué. Arrivé à Saint-Amand-de-Montrond à 16H27 (ma fille Léane et ma femme m'envoient un SMS : "vous roulez comme des porcs". C'est un compliment chez nous). Thierry va faire quelques emplettes, il mange toujours autant. Pour moi c'est Perrier menthe.

Vous pouvez crever :DUne belle grimpette nous attend pour sortir de la ville. Ca piquotte un peu quand même ! Le reste de cette portion est très roulante. Mes 2 compagnons semblent en bonne forme. Pourtant Thierry m'annonce que justement il n'est pas bien ! Beaucoup aimeraient avoir son coup de pédale à cet instant. Les kilomètres passent et Thierry n'a plus trop le moral. Au contrôle de Saint-Florent-sur-Cher (il est 18H42) il nous demande de ne pas l'attendre car il veut prendre le temps de manger (ça tombe bien nous pointons dans une pizzéria) et dormir. L'abandon l'effleure aussi, mais il terminera ce 600 ! Ca nous embête beaucoup de le laisser là... Nous faisons halte dans une boulangerie avant de repartir. Je voulais du salé, et bien ce sera une part de flan, il n'y avait plus que ça. J'envoie aussi un SMS à Taoufik pour l'avertir de notre arrivée programmée vers 22H30.

Super ravito organisé par TaoufikNous repartons donc sur un rythme régulier. Le vent, encore lui sera de travers durant encore toute cette portion. Nous avions enfilé nos manchettes et nous avons bien fait, l'air se rafraîchit assez vite. Le ciel étant dégagé nous aurons du jour presque jusqu'à 22H. Et c'est à 22H25 que nous retrouvons Taoufik. Il a organisé un ravito (à Saint-Aignan) pour tous les participants du brevet. Dans son coffre de voiture à boire (frais et chaud) et à manger (sandwichs et biscuits). Rien de telle pour affronter la nuit à venir. Il a aussi prévu un sac de couchage si d'aventure un randonneur avait envie de dormir un peu. Rien ne manque ! Un excellent moment de partage et de convivialité. Nous serions bien resté des heures mais malheureusement il nous reste environ 170 km à faire et toutes les bonnes choses ont une fin. Un grand merci à Taoufik pour sa générosité et son sourire permanent !

Nous voilà donc lancé dans une très très longue ligne droite, disons 50 bornes. Une belle route mais avec une succession incessante de montées/descentes, une véritable tôle ondulée. La bonne nouvelle, c'est qu'après 431 km le vent est enfin favorable. Il a baissé en intensité mais il nous pousse tout de même. Heureusement que nous passons de nuit, ça casse la monotonie de cette route. Je suis en mode "auto", j'ai débranché le cerveau. Comme des automates nous roulons à travers la nuit. Les phares des quelques véhicules que nous croisons nous donnent un aperçu du relief de ce long ruban de bitume. Nous arrivons enfin à La Roche Posay, les 500 km sont passés, il est 2H13. J'en profite pour mettre mon bonnet et mes gants longs. Ca caille. André à mangé un truc qui ne passe pas, il vomit tout ! Une belle trace de notre passage...

Ménigoute au bout de 600 bornesAllez, il ne nous reste "plus qu'à" rallier Ménigoute. Il reste quelques grosses patates à avaler. Les plus notables sont : la sortie de La Roche Posay et la montée des Savoies (dites aussi du Fou) à Vouneuil-sur-Vienne. L'avantage c'est que ça réchauffe car le fond de l'air est frais. La fin de nuit est longue, à tour de rôle nous avons quelques passages à vide. J'ai une bonne envie de dormir après avoir passé Saint-Georges-lès-Baillargeaux . C'est l'occasion de tester un échantillon d'un "shoot" (que j'avais gagné), une boisson énergisante. Alors effet psychologique ou non, ça m'a passé cette envie de dormir. Mais qu'on soit bien d'accord, ça ne m'a pas du tout donné des ailes ou fait chier des éclairs. André ne m'a pas vu le dépasser à 80 km/h !!! Une fois passé Poitiers le jour se lève. Je commence à avoir le cul bien entamé et les jambes sont dures. Nous en finissons juste avant 7H, à 6H57 (une heure de moins pile que l'année dernière) précises.

Voilà encore un brevet rondement mené. Dommage que Thierry n'ait pû finir avec nous. Nous nous sommes revu à son retour, ça allait mieux. Il a su renverser la situation et terminer seul. Il faut avoir un mental d'acier !
Quant à André, ce fût très agréable de rouler en sa compagnie. Je le redis la différence de niveau était énorme (abyssale !). Ils sont une poignée dans le monde à pouvoir réaliser un PBP en 43H et de brouettes. Ils sont souvent critiqués, voire même méprisés par certains jaloux. Moi je suis tout simplement impressionné et admiratif. Nous avons eu la chance de parcourir ces quelques kilomètres avec lui. Je retiendrai sa gentillesse et son humilité.

En plus du dénivelé, le vent à rendu le brevet plus difficile. Bravo à tous et merci pour votre participation. Il y a eu 3 abandons dont celui de Bernard à peine à 70 km de l'arrivée, c'est toujours rageant mais ce n'est que partie remise.

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