BRM 600 km Ménigoute - Saison 7

Nous sommes début juin et c'est l'heure de faire un 600 ! Nous sommes 11 au départ, 10 ont fait le 400. Le onzième Jean-Marie avait participé au 300. Laurent s'invite aussi au départ pour faire un bout de ce tracé. La température est douce, je pars même en cuissard !

Civray5H pile tout le monde en selle. Je pars tranquille, apparement non car je suis tout de suite isolé. Tant pis je garde mon rythme. Arrivé à Sanxay j'ai un phare qui approche, c'est David. Mais une fois dans la bosse plus personne, je ne verrai plus personne durant 600 kilomètres. Celà ne me pose pas plus de problèmes que ça. Une heure est passée et le jour se lève. Je me sens très bien, depuis 15 jours je suis en bonne forme. Ca avance donc bien, j'arrive à Civray. N'ayant besoin de rien je tire jusqu'au panneau de sortie pour prendre la photo, il est 7H30.

Bourg-ArchambaultEn moins de 10 minutes je pédale de nouveau. Le ciel est toujours bien gris mais pour l'instant ça reste sec. La météo annonçait un peu de flotte en fin de matinée, on verra. La route est un peu plus valonnée par ici. Je commence à voir pas mal de voitures de sport, ça me rappelle le 600 de 2012 fait en sens inverse. Et bingo c'est également le cas cette année ! C'est "500 Ferrari contre le cancer" et il y a de nombreuses autres marques qui participent. C'est sympa et les bolides sont dans l'ensemble prudent. J'aurais droit à des vrombissements jusqu'à Lathus. A croire qu'ils empruntent la même route que moi... J'arrive sans presque m'en rendre compte au second contrôle de Bourg-Archambault, il est 10H08.

Preuilly-sur-ClaiseJe repars également en moins de 10 minutes, ce n'est pas que je suis pressé mais je n'aime pas m'arrêter pour rien. Une légère bruine, style brumisateur se met à tomber. Elle durera une bonne heure. En arrivant à Le blanc je reconnais le premier point de contrôle du Douze Cents, ça ravive les souvenirs ! Par contre c'est l'embouteillage sur le pont, ça doit être l'heure de pointe... Je prends vent de face en longeant la Creuse jusqu'à Tournon-Saint-Martin. Preuilly-sur-Claise, contrôle 3 est atteint à 12H44. Le premier tiers est fait !

Azay-le-RideauLe vent contraire est toujours présent et des averses s'enchaînent, pas le top mais il faut faire avec. Le moral reste excellent, il en faut plus pour m'abattre !! A 3 kilomètres de Ligueil je suis stoppé par une course FFC. Le gars qui fait la circulation n'est pas des plus agréables, con même ! Bref je fais 4 gros kilomètres de détours pour reprendre le bon tracé. Le reste de la route est très monotone pour arriver à Azay-le-Rideau. Photo prise à 15H52.

Une pluie bien forte tombe, ce qui me permet de tester ma sacoche KTM en conditions humides. Elle joue bien son rôle de garde-boue. Sans surprise elle n'est pas étanche, j'avais prévu en emballant mes affaires dans des poches plastiques. Pas de problème, pour 35 € je ne suis pas décu ! Le paradoxe c'est qu'il pleut mais que je suis à sec. Arrêt dans un bar, ce sera le seul arrêt "confort" de ce 600. Un Perrier menthe et le plein de mes bidons. Je repars sous la pluie. J'ai un coup de moins bien alors je mange. Je ne sais plus combien de temps la pluie a duré. Je passe maintenant à la phase séchage. Car depuis La Pellerine j'ai changé de cap, le vent est toujours là même s'il est un peu plus favorable. J'arrive à Gennes que je traverse sans m'arrêter. Même si je reconnais le camion pizza qui avait fait mon bonheur lors du 1000 de 2015 en compagnie d'Henri. 18H56, photo et coup de fil à la maison pour prendre des nouvelles et donner ma position.

J'attaque le plus petit tronçon du brevet, 57 kilomètres. Il faut aller à Jallais donc j'y vais... Rien de bien particulier à signaler. Juste un remplissage de bidon au cimetière de Valanjou. J'arrive au contrôle 6 à 21H19.

Bazoges-en-ParedsJ'ai allumé mon feu arrière car la nuit ne va pas tarder à tomber. Il aura fallu attendre la fin de journée pour voir apparaitre le soleil. Je vais en profiter jusqu'au dernier rayon de la journée, ensuite la nuit m'enveloppe. Le vent est favorable j'en profite car je sens que le nuit va être longue. J'aimerai bien tenir sans dormir mais je sens que c'est mal barré. Bien vu car le sommeil me prend, je tiens quand même jusqu'à Bazoges-en-Pareds dernier contrôle avant Ménigoute. J'ai senti que le pneu arrière n'était pas comme d'habitude, j'ai crevé (comme en 2016)... Je me suis pris une espèce de grosse agrafe, aucun pneu n'aurait résisté ! 2H du mat' et je répare, il faut bien rentrer.

Le temps de réparer et je repars un gros quart d'heure après mon arrivée. J'ai l'impression que la réparation de cette crevaison m'a réveillé un peu et changé les idées. Mais non, 10 bornes plus loin à Saint-Sulpice-en-Pareds l'arrêt de bus m'appelle. Je m'endors une quinzaine de minutes. Je reprends la route bien dans le gaz, les jambes ne veulent plus. J'ai froid, nouvel arrêt pour me couvrir. Encore un saut de puce, je passe Vouvant et je trouve un coin d'herbe au lieu-dit La Garde. Je m'écroule pendant une petite heure. Je me réveille en sursaut, je ne sais plus ce que je fais ici. Je remets ma tête à l'endroit, il est 4H30. Il reste 1H30 de nuit, plus de jus j'avance à 15 km/h. J'ai beau avoir un vélo léger, quand il n'y a plus rien dans les jambes ça n'avance pas ! Je tape dans la sacoche car j'ai faim. L'erreur que j'ai faite c'est de ne pas manger et boire avant de dormir, mais je n'étais plus vraiment lucide. J'arrive dans les Deux-Sèvres et de grosses bosses sont à venir. Déjà que les routes Vendéennes n'étaient pas plates. Le final est corsé, les participants m'en ont causé à leurs retour ! Le jour s'est levé, mais pas de soleil un peu de brouillard. Je fais une pause au cimetière de Scillé. Allez moins de 50 bornes à faire. Dans la grosse bosse du Beugnon je me demande pourquoi je reste sur le grand plateau ? Pas de réponse, mais croyez-vous que je passe sur le plateau intermédiaire ? Bah non, quel con (je suis même resté sur la plaque pendant tout le brevet) ! Mon cerveau ne doit plus être bien irrigué (rires). Une fois passé Allonne le plus dur est derrière moi. Je connais parfaitement la route jusqu'à la maison. Les jambes vont bien mieux. C'est gagné ou presque. A La Pagerie, 4 kilomètres du but, un gros chien noir sort d'une bagnole et me coupe la route. Sa propriétaire ne m'avait pas vu arriver. Gros coup de frein, heureusement que j'ai encore mes réflexes. Putain j'ai eu peur, il faut être vigilant jusqu'au dernier mètre ! J'arrive à bon port à 7H57 exactement. C'est mieux que l'an dernier, mon année de vélotaf m'a été bénéfique.

A l'arrivée !!!