BRM 600 km Ménigoute - Saison 4

Au petit matinPour ce nouveau brevet j'attends 10 participants, 9 se présenteront au départ. Il fait frisquet ce matin, j'ai mis les fringues d'hiver. Pleuvera, pleuvera pas ? C'est la question qui revient le plus en attendant l'heure de départ. Franck a opté pour la guitoune et le tapis de sol, pourquoi pas ! Pour moi c'est sac de couchage et bâche pour m'isoler du sol.

5H le départ est donné, 4 randonneurs s'échappent quasiment instantanément poussé par le vent. Pour nous l'allure est tranquille comme d'habitude. Finalement il ne fait pas si froid que ça. Nous récupérons Régis quelques kilomètres plus loin, nous formons donc un groupe de 6. C'est parti pour un gros week-end de vélo. Je n'ai pas d'appréhension particulière, j'ai fait le compte de mes 600 et celui-ci est le 7ème (8ème si j'ajoute la Super Randonnée). Ca commence à faire ancien combattant ! Le premier contrôle est situé au km 91, Descartes où j'avais participé à un 400 en 2010. 9H11 pointage dans une pâtisserie, je n'avais pas vu la boulangerie juste à coté où le choix était plus grand et le prix plus petit...

Contrôle DescartesToujours dans le sens du vent nous reprenons notre progression. Ah j'oubliais, je rôde une nouvelle selle Brooks la B17 que Didier m'a confié pour voir si elle me convient. J'aborde ce brevet en ayant roulé 400 km avec, sans doute pas assez. Les kilomètres défilent, pas la moindre fatigue pour le moment. C'est là qu'il faut savoir ne pas trop vouloir donner quand tout semble facile car il faut tout de même pédaler. Stéphane part seul, nous le rejoignons à Montrichard le second contrôle. Il est 12H48, nous faisons halte dans un bar pour casser une graine.

Contrôle MontrichardNous essuyons quelques averses de pluie très fine, rien de bien méchant. Si ça reste comme ça nous aurons de la chance. La circulation est plus dense dans cette portion. Le dénivelé est nul, ce n'est pas si confortable que ça car la position sur le vélo ne change pas beaucoup. A 30 kilomètres du contrôle ma chambre à air arrière éclate. Evidemment ça tombe le jour où je n'ai pas ma béquille et que je n'ai pris qu'une chambre et pas de rustine (ma dernière crevaison date du Douze Cents). J'ai dû rouler sur une vis car il y a un beau trou dans le pneu. Avec l'aide de Serge je répare et garde la chambre percée au cas où... J'espère que ça va tenir, il reste 380 km à parcourir !! Nous arrivons à Olivet à 17H23.

J'ai taté un peu mon pneu avant de repartir, ça à l'air d'aller. Sur la D951 la circulation est forte tout comme le vent qui n'est plus favorable. Ca rigole moins ! Après une bonne averse je crève de nouveau, tout le monde s'arrête c'est sympa. Là ça commence à m'inquiéter ! Il faut jouer de la rustine. Nous réparons les 2 chambres comme ça c'est fait. Serge me donne un morceau de pneu pour le placer sous le trou de mon pneu. J'aurai dû le faire la première fois au lieu de réparer à la va vite !! Le pneu est vraiment sous gonflé, nous sommes a mi-parcours, je cogite dur. Continuer ou pas ? Blois est proche, prendre le train ? Je ne pense plus qu'à mon putain de pneu ! Mon épouse me passe un coup de fil, je fais mine que tout va bien. Allez je continue, avec l'emplâtre ça devrait le faire. Je ne suis quand même pas rassuré, ce brevet pourrait se transformer en grosse galère. A la tombée de la nuit nous sommes à Vendôme, contrôle 4. On mange un bout et on se prépare pour la nuit.

Je commence à bailler, ça promet pour la suite. Les premières bosses apparaissent et je laisse filer mes compagnons de route. Je ne suis pas cramé mais je sais que je ne pourrai pas les suivre toute la nuit. Autant lever le pied immédiatement. Peu après Stéphane se laisse décrocher pour voir si je vais bien. Je lui demande de ne pas m'attendre mais il souhaite rester avec moi. Mon histoire de pneu ne quitte pas mon esprit, c'est assez stressant. Pas mal de distance à été faite depuis la réparation, c'est un peu rassurant... Le sommeil commence à se faire sentir, nous cherchons un abri. Vers 1H30 c'est fait, une espèce de cahute en béton avec un wc. Je m'enfile ma boite de riz au lait et hop dans le duvet. A 3H le réveille sonne. Ca caille, nous nous préparons en grelottant. La mise en route n'est pas idéale avec une descente qui finit de me geler. Au petit matin (5H35) nous atteignons Arnage, la nuit est passée, ouf sauvé !

Je n'ose vérifier la pression qu'il reste dans la chambre, tant que ça reste comme ça c'est bon. Nous mettons le cap au sud, le vent n'est pas gênant, le ciel est mitigé. Nous sommes à l'affût d'un bar. Il faudra attendre Le Lude pour le trouver. Nous demandons où se trouve la boulangerie à la patronne "il faut reprendre vos vélos, etc..." . Nous lui répondons "pas grave..." . Et là elle demande à une dame en voiture de nous rapporter croissants et chocolatines ! Trop sympa ! On devait lui faire peine ! Une fois rassasié nous filons sur Bourgueil. A 10H25 nous y pointons. J'avale mes 500 grammes des salade de pâtes, du salé quel bonheur...

SiesteStéphane a un coup de moins bien. nous cherchons un coin pour qu'il puisse s'allonger 20 minutes. Nous stoppons à Beaumont-en-Véron. Aux abords de Chinon ça circule beaucoup et la pluie est de retour. Une fois passé Chinon nous retrouvons des routes plus calmes. C'est aussi le chemin emprunté en sens inverse du 300 de cette année. 14H34 nous sommes à Mirebeau, pas un commerce d'ouvert.

Courte pause, j'en ai plein les bottes. Mon pneu aussi, je le sens bien mou. Allez plus qu'une quarantaine de bornes. Le soleil est de retour et le vent plutôt favorable. Petit point sur la selle, elle n'a pas encore le confort de ma Pro mais ça va. Faut poursuivre le rôdage, je pense aussi qu'il faut la remonter légèrement. A Latillé nous reprenons la route d'hier matin. Benassay, Sanxay, c'est fini ! C'est soulagé que je mets pied a terre à l'arrêt de car de Ménigoute, il est 16H56. Stéphane boucle son premier 600 (tout comme Francis et Franck), bravo !

Au prochain brevet j'aurais des rustines, deux chambres, un bout de pneu et des cartouches de gaz pleines (sur deux cartouches une de vide) ! On apprend de ses erreurs...

Vous pouvez lire le récit de Franck.

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