BRM 600 km Ménigoute - Saison 3

Départ du 600Avant le départ je remets les cartons aux participants de ce nouveau 600. L'heure tourne et toujours pas de Serge, il ne m'a pas prévenu d'un empêchement. A 5 heures je donne le départ, nous sommes un groupe à attendre 5 minutes pour voir s'il arrive. Et bien non, nous filons.

Trente minutes après le départ je reçois un coup de fil de Serge, il a confondu l'heure de départ ! Il se lance à notre poursuite, le reverrons-nous ? Pas si sûr, un bon vent de face est au menu des premières heures. Le premier contrôle est à 95 km, nous traversons sans encombre Poitiers. Le parcours est relativement plat, seul le vent nous gêne. Nous sommes 8 à former le groupe, ça aide à lutter. Serge seul à l'arrière doit sûrement batailler dur ! Nous arrivons à La Roche-Posay à 9H20, pointage vite fait et c'est reparti.

CrevaisonNous prenons direction plein Nord, le vent ne nous lâche pas. Tout à coup la chambre à air de Régis explose littéralement. La réparation prend un peu de temps car la première chambre à air de rechange ne se gonfle pas. La deuxième sera plus docile, nous repartons à 5. Un peu plus loin je vois une masse sur le bas coté de la route, je crois que c'est un panneau. Mais non c'est Stéphane qui est venu nous saluer et nous offrir un super casse-croûte au prochain contrôle. Il avait prévenu sur le forum qu'il serait là, promesse tenue ! Nous le rejoignons sur la place de Saint-Aignan à 13H30. En effet le casse-croûte est excellent : sandwiches, boissons et même du flan. Je m'en mets plein le panse. Stéphane à longtemps hésité avant de renoncer à ce brevet, d'autres occasions s'offriront à lui. Il est temps de repartir, je tiens à remercier Stéphane pour ce geste vraiment très sympa. Tous les participants ont apprécié ce moment.

Ravito de StéphaneAu moment de repartir, Jean-Marie sur son vélo couché arrive. Il nous annonce avoir vu Serge, ll est maintenant devant nous ! Après environ 200 km nous l'avons en point de mire, il a bien roulé le bougre. Une fois Vierzon passé le vent devient enfin favorable ça fait du bien. Depuis le départ je me sens bien, pas la moindre fatigue. Par contre Régis n'est pas dans un grand jour, des crampes le gênent beaucoup. La gaillard est courageux et serre les dents. Le contrôle 3 est en vue. En fin d'après-midi nous sommes à Saint-Florent-sur-Cher. Le bar où nous nous arrêtons est en plein cagnard. J'avais oublié de parler du soleil qui a fait son apparition et qui chauffe dur. J'enlève même les jambières, ça n'est pas arrivé souvent cette année.

Il faut essayer de rouler un maximum avant la nuit, le vent toujours favorable nous aide à bien progresser. Toujours pas de grosses difficultés. Pas grand chose à signaler sur cette portion. Nous arrivons à 20H45 au contrôle de Saint-Amand-Montrond, le moment idéal pour manger et se préparer pour la nuit qui s'annonce plus difficile en terme de dénivelé !

ContrôleComme à notre habitude nous faisons un arrêt pipi à la sortie de la ville. Jean-Marie ne voit pas que ça freine devant lui, sa roue avant touche son camarade et le voilà la tête dans une clôture. J'ai peur car je pense que c'est du barbelé ! Ouf non, il n'a rien. Seul son pneu est crevé. Pendant que Serge s'occupe de lui (il est infirmier ça tombe bien) nous remettons son vélo en état de marche. Plus de peur que de mal heureusement.
Fini de rigoler la route devient vraiment difficile, ça monte fort. La nuit est tombée et elle s'annonce longue même si pour me moment je n'ai pas sommeil. Pour sortir de La Chapelaude il faut gravir une énorme bosse, le bas doit être au moins à 18% . Une fois au sommet ce n'est pas terminé même si la pente est moins forte elle est interminable. Régis et Alain nous ont lâchés. Nous les reverrons une dernière fois à Saint-Sévère-sur-Indre. Nous avons mis 6H pour parcourir les 86 km de cette étape. 

On file direct. Je commence à avoir une bonne envie de dormir, pas au point de zigzaguer mais bien fatigué. Serge est dans le même état, nous sommes en quête d'un coin pour dormir. Malheureusement la pluie nous à précédé et tout est humide, ça sent la galère.
Soudain une femme nous interpelle dans la nuit : "aidez-moi s'il vous plait !". Sa voiture est dans le fossé, elle nous demande de dégager sa voiture. Je mets une sangle au crochet de sa voiture et attache l'autre bout à mon porte-bagage. La puissance de mes jambes permet de sortir la voiture. Heu non je déconne, on laisse la dame appeler un dépanneur faut quand même pas déconner !
Nous dormons à l'église !Cet épisode "non sauvetage" n'a pas enlevé la fatigue. Nous arrivons dans un village, je vois une église. On va voir si la porte est ouverte, bingo ! Nous mettons nos vélos à l'intérieur puis nous nous installons pour dormir 1H30. Le réveil sonne ou plutôt Serge nous lâche un vieux pet assourdissant, les murs de l'église tremblent encore... Ca caille quand nous reprenons la route, il est 5H du mat', le jour ne va pas tarder. Les bidons sont vides, après l'hôtel/église nous faisons le plein dans le bar/cimetière de Crevant, ça ne s'invente pas !
Je suis loin d'une forme olympique et les bosses s'enchainent toujours. Pour bien nous réveiller un chien nous attaque, un bon coup d'adrénaline !!! Un peu plus loin Jean-Marie crève de nouveau (peut-être une morsure de chien...), c'est reparti pour un démontage/remontage. Bon, vivement le contrôle de Bélâtre car la matinée commence à être compliquée. Nous y sommes à 10H30 pour le petit déjeuner. 

Col du PiloriEncore quelques bosses et le terrain sera plus facile. J'ai vraiment du mal à émerger, je suis en mode pilotage automatique. Je crois que nous sommes tous dans cet état. En plus les routes sont assez fréquentées, il faut donc rester concentré. Le soleil a du mal à percer mais la température est bonne. Avec hier ce sont les premières "chaleurs" et mon corps ne supporte pas trop. La Villedieu-du-Clain est enfin là, on mange vite fait dans les sacoches.

La lassitude est totale, il reste 40 bornes pas très difficiles et avec le vent favorable. Tant mieux car la nuit presque blanche laisse des traces, j'ai toujours envie de dormir. Le soleil cogne bien ce qui accentue la fatigue. Je connais bien la route, ça va le faire ! Jazeneuil est passé, Ménigoute n'est plus très loin. Après 36H17 de route nous sommes rendu à l'arrêt de car de Ménigoute.

Mention spéciale à Stéphane qui a bouclé son premier 600, bravo !!!

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