BRM 400 km Ménigoute

Le troisième rendez-vous des qualifications au prochain PBP est déjà arrivé, que le temps passe vite. Comme pour le 200 et le 300, Nicolas est de nouveau au départ pour m'aider et cette fois-ci Léane est de la fête (c'est plus simple l'après-midi), elle peut enfin mettre des images sur les " copains de brôvet à papa " comme elle dit. Nous sommes 11 pour ce 400 dont un vélo couché. Les formalités de départ effectuées pour chaque participant il est l'heure de quitter Ménigoute. Quelques grosses larmes versées par Léane plus tard (c'est moins simple l'après-midi), je donne le départ à 16H juste.

Le départ !

La carte interactive

Le départLe temps est lourd, le vent très léger est favorable. Deux gars partent devant dès le départ, dont le " couché ", le groupe reste ensemble, les conversations vont bon train. En parlant de train, nous parcourons 28 kilomètres dans la première heure ! Vent favorable et profil plat font bon ménage, facile de se laisser griser mais je décroche, y'a 400 bornes à avaler ! Je vois le paquet s'éloigner et me prépare à boucler le brevet seul, pas de problème. Une bonne heure après j'aperçois Didier sur le bord de la route, il vient de faire une " pause technique ". Je suis bien content de le voir, nous avons déjà fait 500 bornes ensemble (200 et 300). Nous roulons au même rythme, les relais sont réguliers, l'entente parfaite. Nous arrivons au premier contrôle de Saint-Gervais-les-Trois-Clochers à 18H30.

Le coup de tampon frappé et nous repartons illico, nous apercevons le groupe qui prend son temps. Il fait chaud, nos bidons sont presque vides, nous nous mettons en quête d'un bar. Nous le trouvons, le coca bien frais passe bien derrière la cravate. Le soleil est moins haut, je respire mieux. Nous apercevons au loin trois gaillards, à la faveur d'une hésitation de direction de leur part, nous revenons sur eux. Des costauds, le compteur ne descend pas sous les 30 ! Sorigny se profile il n'est pas tout à fait 21H.

Sorigny, contrôle 2Comme pour le premier contrôle nous ne trainons pas et laissons nos compagnons trop rapides pour nous prendre un verre, et filons. La nuit tombe doucement, nous enfilons le déguisement de tout bon randonneur qui se respecte. Le vent se lève, des éclairs menaçants déchirent la nuit. La grande question est : DSK coupable ou pas ? AHHH non pas encore lui ! Je reprends, la question est : on va s'en prendre un (d'orage) ou pas ? Finalement non, tant mieux ! C'est donc secs que nous atteignons le bar à vins de Saint-Aignan à 23H50. L'accueil du patron est très chaleureux, celui des clients aussi. Nous profitons de cette aubaine pour nous poser un peu, la moitié est pratiquement faite. Les trois costauds nous rejoignent.

Un super bar à vins !Nous repartons à cinq pour 96 km (un peu long entre 2 contrôles), notre progression n'est plus fluide, nos trois compagnons roulent par à-coups, ça me perturbe pas mal. Au bout d'un moment je lâche, Didier aussi même si je pense qu'il aurait pu les suivre. La fraicheur est tombée, notre cadence est bonne, les kilomètres défilent. Je me rends compte qu'avant le jour nous aurons fait 300 bornes ! Mais le jour n'est pas encore là, 4H50 nous sommes à Le Blanc. Des bancs publics nous invitent au repos, nous mangeons. Au menu j'ai une salade de pâtes et surimis et du gâteau de riz au caramel, ça fait du bien. Nos trois costauds cherchant la bonne route nous retrouvent.

ChâtelleraultNous guidons nos compagnons sur la bonne voie, le manque de sommeil m'assomme. J'ai vraiment du mal à garder les yeux ouverts, Didier tente de me parler. J'avoue ne pas avoir trop de souvenir sur ces heures passées, si j'avais été seul je me serais arrêté dormir sur le bord de la route. Après coup j'ai été très con car c'est dangereux et je le sais, sur le moment la lucidité n'est pas la même que dans mon canapé. Bref, ça revient doucement, je me mets devant et roule pour me réveiller. Ca marche ! Mon corps se réveille, le soleil aussi. 3H pour faire 50 bornes. nous stoppons au dernier contrôle, Châtellerault. Au premier bar venu, nous avalons un grand café.

Retour dans le vent...Il est 8H00 et 70 kilomètres nous séparent de Ménigoute. Mes facultés mentales revenues, je fais un rapide calcul, nous serons rendus pour midi ! J'avais prévu entre d'être de retour entre 14 et 16H. Je passe un coup de fil à mon épouse pour lui annoncer la bonne nouvelle. Le vent présent depuis Le Blanc (d'après ce que me dit Didier) se renforce encore et s'oriente pleine face. J'ai de bonnes jambes, nous luttons de concert. La forme est de retour. Didier chute dans une bosse en voulant changer de plateau la chaîne se coince. Plus de peur que de mal, son genou est quand même bien écorché, son rétro explosé ! Les longues lignes droites avec ce vent sont super chiantes, quel est le con qui a tracé ce parcours ? Vouillé, Latillé, Benassay, Sanxay, c'est du par coeur pour moi, ça sent l'écurie. Nous arrivons devant la mairie à 11H33 exactement.

Super content de ce brevet malgré la fin de nuit assez terrible, le restant fut limpide. Je remercie Didier de m'avoir encore accompagné sur ce brevet, à noter que c'est son premier 400, chapeau bas ! Pas une fausse note pour lui, son 600 devrait bien se passer.

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