BRM 300 km Ménigoute - Saison 7

Il y a foule pour ce 300, 24 participants, un record pour Ménigoute ! La météo estivale doit en être responsable, tant mieux.

Au départA 5H pétantes je donne le départ. Je sais que ça va partir assez vite car sont présents Philippe, Gilles et Thierry avec qui j'ai fait le 200. Présent aussi André, un sacré rouleur. Je ne connais pas tous les autres randonneurs.
Philippe part devant, il a froid et veut se réchauffer (il est venu de Noyant à vélo comme sur le 200, accompagné de Gilles. Ils sont donc arrêtés depuis une bonne heure). Nous nous élançons donc à sa poursuite, ça commence très fort... La jonction faite un groupe d'une dizaine de gars s'est formé, ça roule fort ! Je me sens très bien mais nous sommes sur des bases très élevées pour moi. A la sortie de La Ferrière-en-Parthenay je fais les comptes, nous sommes 8. Tout le monde prend des relais. Le terrain est plat, le vent nul se qui favorise notre vive progression. Pas de grands discours sur ce premier tronçon mais de gros braquets, on ne peut pas tout faire. Je ne sais plus à qui je dis en rigolant : "nous serons à Mirebeau à 6H30 !". Je me suis trompé nous y sommes à 6H36, 1H36 pour faire ces 50 premiers kilomètres. La boulangerie est ouverte, nous pointons. Je fais le point sur le groupe. En plus des gars déjà cité, ajoutons Francis (avec qui j'ai déjà fait un 1000), Thibault et Didier que je ne connais pas (sauf Didier via le forum, c'est bubu14).

Le jour se lèveA peine 15 minutes d'arrêt et nous repartons tambour battant. La fin de nuit est fraîche, je suis content d'avoir mes gants, bonnet et coupe vent. Certains de mes compagnons de route n'ont pas bien chaud. Je connais bien la route pour l'avoir empruntée à plusieurs reprises. Quelques bosses qui ne suffirons pas à nous ralentir, rien de bien méchant. Je suis toujours bien en jambes. Francis me demande si nous allons rouler à ce rythme pendant tout le brevet. Je plaisante en lui disant que nous accélérerons sur la fin. Le jour s'est levé et le soleil ne tarde pas à nous réchauffer. Richelieu est passé les bosses vont être plus marquées, Philippe les connait bien, nous sommes sur ses terres. A Noyant-de-Tourraine Philippe et Gilles passe se changer chez eux. Nous les attendons près d'une boulangerie. 109 kilomètres dans les pattes, il est 8H36 (plus de 30 de moyenne roulante).

SoleilJe n'ai pas encore parlé du vent, il va être 3/4 face jusqu'à Martizay. Le groupe ne ralenti pas pour autant malgré ce foutu vent et un terrain bien plus accidenté. J'avoue que là le niveau monte d'un cran. Je suis plus que limite, j'essaie de garder le contact avec la dernière roue devant moi. Putain c'est dur, je m'accroche autant que possible. A moins de 10 bornes du contrôle à hauteur de Preuilly-sur-Claise je commence à lâcher. Je n'ai pas de coup de barre, le rythme est tout simplement trop rapide. Je perds quelques mètres, Gilles jette un coup d'oeil. Il se place devant moi pour me ramener dans le groupe. "Lâche pas maintenant avec ce vent de coté" me dit-il. J'arrive finalement avec mes 7 compagnons, merci Gilles... Nous pointons à 10H55, plus de la moitié est faite (166 km). La pause est plus longue qu'à l'habitude, je n'étais finalement pas le seul à batailler sur cette portion.

Pause bien méritée à VerrièresNous repartons plus tranquille, c'est le tronçon le plus long, 71 kilomètres du prochain contrôle. L'arrêt m'a fait un bien fou. Le vent lui devient plus favorable. Tous les voyants sont au vert pour moi. Ca discute plus dans le groupe, signe d'une vitesse moins élévée. Nous ne sommes pas non plus à l'arrêt, faut pas déconner ! Puis le rythme redevient plus rapide mais ça ne me gêne pas. Le soleil commence à bien taper mais je ne me suis pas découvert de trop. J'ai gardé jambières et manchettes pas moins. Les jambes tournent bien je suis plus serein qu'avant Martizay. Nous arrivons à Verrières à 13H36 (nous sommes abonnés au 36 minutes). Le bar est fermé mais le patron nous ouvre, sympa. C'est un ancien coureur à pied longue distance, il nous montre sa coupe de 24H de je ne sais plus où. 200 bornes en courant chapeau Monsieur, j'en suis bien incapable ! Merci pour l'accueil.

Dernières lignes droitesJe me mets en mode automatique, pas besoin de GPS pour rentrer, le vélo connait la route. Je me sens de mieux en mieux. Le groupe est sympa, super ambiance. Après une dizaines de kilomètres calmes ça repart comme en 40, ou plutôt à 40 ! De grandes lignes droites le vent dans le dos invitent à une bonne partie de manivelles. Nous passons Lusignan, je passe devant un bon moment. Je suis dans un état de grâce (il faut profiter de ces rares moments sur le vélo), rien ne peut gâcher cette belle journée. A quelques kilomètres de Sanxay, nous avons perdu Philippe. Gilles part le chercher, nous les attendons au pont de Sanxay. Rien de grave Philippe à eu un souci de GPS, il n'y avait que ça qui pouvait le stopper. A 16H02 nous arrivons à l'arrêt de car. Quel brevet !

Je tiens à remercier tous les membres de ce groupe qui ont roulés vite c'est vrai (près de 31 de moyenne) mais dans un très bon esprit il faut le souligner. Je signe tout de suite pour une prochaine virée avec eux.

Le diaporama

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