BRM 300 km Ménigoute

Comme pour le 200 du mois dernier, nous arrivons avec Nicolas une heure avant le départ afin de mettre en place les documents de cette randonnée. J'ai une bonne surprise en voyant que l'éclairage publique est allumé, en effet j'avais prévu une torche car quelques jours avant j'avais donné le départ de Loïc et il faisait nuit noire ! Nous procédons donc à la remise des cartons ainsi que de la plaquette de présentation du PBP, très bonne idée de Pierre CLAUDE acépiste lui aussi. Nous serons 14 à nous élancer pour cette balade en Vendée.

La carte interactive

Départ du 300 ménigoutaisIl est 5H je donne le départ de ce second brevet ménigoutais. Il fait frais, ça caille même, heureusement j'ai mis le bonnet et les gants longs. Quelques participants prennent les devants, le gros du peloton reste groupé pendant un bon moment. Pas trop de discutions dans cette nuit glaciale, le train est tranquille ce qui me convient bien. Avant le levé du jour je me retrouve avec Régis et Didier qui avaient bouclé le 200 avec moi, d'excellents rouleurs. C'est au nombril du monde que les premiers rayons de soleil apparaissent sur la commune de Pougne-Hérisson. 10 km avant le premier contrôle je sens que le rythme est un poil plus rapide que le mien je laisse filer et me dis que ce 300 se fera en solo. Régis lève le pied et m'attend, je lui dis de ne surtout pas m'attendre, je ne veux pas être le boulet de service !! Je les rejoint donc à Moncoutant, il est 7H41. Le temps d'avaler un sandwich, le groupe de Fontenay arrive suivi par Laurent.

Contrôle MoncoutanNous repartons, j'insiste encore auprès de mes deux compagnons pour qu'ils ne m'attendent pas. Si je suis tant mieux sinon pas de soucis je roulerais à ma main. Je reste dans leurs roues ne me sentant pas capable de prendre de relais, finalement j'arrive à suivre. Le profil devient assez cassant. Nous empruntons de petites routes peu fréquentées, très plaisant de rouler comme ça. Par contre l'arrivée sur Mortagne-s-Sèvre se fera par la N189, pas plus de 5 kilomètres ça va. Nous pointons dans une station service à l'entrée de Mortagne ce qui nous permet de ne pas nous enfoncer dans la ville.

Pause casse croûteJusqu'aux Essarts c'est de la grosse départementale, pas mal de circulation. Le Puy du Fou n'est pas loin, et avec ce beau temps les gens y vont ! Je n'y avait pas songé lors de la préparation du parcours... Mais bon ça va quand même le bas coté est large. La trentaine de kilomètres réalisée sur ce tronçon est avalée assez vite, nous retrouvons de bonnes petites routes plus tranquille. Nous rencontrons "Loulou", 74 ans, plein de vigueur et faisons halte à St-Martin-des-Noyers peu avant midi pour un casse-croûte bien mérité. Nous sommes à mi-parcours, je me sens très bien. Petit coup de stress car je n'arrive pas à joindre ma petite famille, malgré un téléphone fixe et deux portables... ah la technologie ! Juste qu'en nous repartons Vivien arrive, il est en pignon fixe. Allez direction Luçon, le vent se lève déjà, le soleil brille de tous feux mais la température n'est pas si élévée que ça (je garderais mon manche longue toute la journée). Nous retrouvons Thierry (que nous avions en point de mire depuis un bon moment), il est bien entamé et un peu agacé de n'avoir pas trop d'indication pour traverser cette ville. Pas facile pour moi de détailler sur la feuille de route une traversée que je ne connais pas...

Terminus tout le monde descend... une bière !Nous repartons à 4, je reste dans le sillage de Régis et Didier qui sont toujours sur le même rythme, ils sont costauds ! Le vent est bien présent maintenant, latéral très gênant. Les bosses aussi sont de retour, nous sommes descendu au niveau de la mer et il faut bien remonter sur Ménigoute. Je me souviens très bien de cette route car l'an dernier j'y étais pour mon tour de Vendée, j'étais dans un état déplorable, sec et à bout de force avec un vent de face terrible. Un souvenir que je ne suis pas prêt d'oublier. Aujourd'hui je prend un peu une revanche, le terme est un peu fort, disons que maintenant j'ai un meilleur souvenir de le Vendée. Fontenay-le-Comte est déjà là, Régis nous offre un coup à boire dans un bar, le "Terminus". Ca fait du bien de s'arrêter un peu, je déguste une bonne pression bien fraîche... que du bonheur ! Thierry est toujours avec nous, il s'est refait un peu la cerise comme on dit.

Arrivée à 19H05Reste un peu moins de 80 kilomètres, pas les plus faciles. Juste à la sortie de Fontenay, Thierry nous signale un problème sur son vélo, un gros craquement au niveau de la roue libre. Pas grand chose à faire (pas de Marcus à l'horizon ! ).Il finira seul en ménageant sa mécanique. Le vent est maintenant 3/4 face ce qui ajoute à la difficulté. Les bosses n'en finissent plus, j'ai un coup de moins bien mais je parviens à maintenir l'allure. En traçant le parcours j'ai fait une belle surprise aux participants en les faisant passer par la bosse d'Exireuil juste à la sortie de Saint-Maixent-l'Ecole. Pas longue la bosse mais bien raide, avec un passage à 14%... après 300 bornes ça chauffe les cuisses !!! Nous voilà rendus à bon port à 19H05, je ne pensais pas arrivé si tôt, la encore c'est mon 300 le plus rapide ! Je remercie beaucoup mes deux compagnons de route qui ont été en or toute la journée.

Le diaporama

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