BRM 1000 km Ménigoute - Saison 4

DépartQuatre randonneurs : Jean-Marie avec son vélo couché, Guillaume, Francis qui tente son premier 1000 et moi-même nous alignons pour ce 1000 qui clot la saison des BRM Ménigoutais. Il fait beau, y'a plus qu'à !!

Dès le départ nous sentons que le vent ne sera pas notre allié en ce début de randonnée. Jean-Marie file à son allure. Nous sommes donc 3 à rouler ensemble. Dans ma tête je pars pour le faire en solo car mes 2 compagnons ont l'air de bien rouler. Le rythme me convient bien pour le moment, il faut en profiter pour faire défiler les kilomètres. Le parcours est facile et malgré le vent gênant nous arrivons au premier contrôle à 13H36. Le temps de boire un coca et c'est reparti.

Contrôle 2La chaleur devient assez lourde, finalement c'est un bien que le vent soit contraire. Il aide à nous rafraîchir un peu, il faut quand même beaucoup boire. Les bidons se vident rapidement, c'est la chasse aux cimetières. Comme souvent c'est quand on en à besoin qu'il n'y en a pas. Dans un hameau un homme fait sont jardin, nous lui demandons s'il existe un point d'eau. Il nous propose gentillement de nous faire le plein. C'est toujours agréable de constater qu'il existe encore de braves gens. Nous voilà donc sauvé, nous aurons assez d'eau pour rallier le prochain contrôle d'Argenton-sur-Creuse. C'est chose faite à 17H21. Nous faisons une pause un peu plus grande pour manger un peu. A noter que je repars avec un bidon remplit de glaçon, c'est sympa de la part de la serveuse.

Finalement nous formons un bon petit groupe, l'ambiance est décontractée. Pour le moment tout va bien. Le vent est toujours orienté de la même façon, même s'il n'est pas très fort il est contraire. C'est toujours un effort supplémentaire à fournir. Avec la fin de journée la chaleur baisse enfin. J'ai fait un tableau de progression avec une prévison pour dormir 3H le première nuit. C'est tout à fait jouable car je suis en avance. Cela intéresse Guillaume, Francis lui ne sait pas encore s'il dormira. Nous verrons bien. A 22H44 nous sommes à Saulzais-le-Potier, contrôle 3.

La nuit tombeJe commence à bailler mais ça va car je sais que je dormirai cette nuit. Francis décide de poursuivre seul car il ne ressent pas le besoin de dormir. Je reste avec Guillaume. Vers 00H30 nous commençons la recherche d'un coin tranquille pour dormir. Avant 1H nous trouvons une pelouse derrière une église (elle est fermée), c'est abrité du vent, impeccable. J'avale ma boite de riz au lait avant de régler mon réveil sur 4H du mat'. 3H plus tard la sonnerie retentit. J'ai pas si mal dormi, il fait frais. Je mets les jambières et le coupe-vent. Dans 1H30 le jour se lèvera et la deuxième journée commencera. Nous sommes à Decize à 8H17, arrêt dans un café pour pointer et prendre le p'tit dèj.

Nous avons fini d'aller vers l'Est, nous birfurquons plein Nord. Le vent s'est renforcé et nous l'avons pleine poire. Arrivé à La Machine, une grosse bosse nous met en jambe. Il fait déjà bien chaud et il n'est pas encore 10H !! Le profil est très accidenté. Au petit matin nous n'avions que 1400 m de dénivelé positif pour 300 gros kilomètres, ça risque de grimper pas mal dans la journée. Guillaume lutte contre le sommeil et il s'accroche. Ce 1000 me rappelle celui de Challans en 2010 où la chaleur avait été torride, il fait tout de même un peu moins chaud. Nous faisons une pause vers midi pour nous restaurer et nous rafraîchir. Entrains-sur-Nohains est atteint à 13H55.

En plein soleilLe département de l'Yonne nous acceuille avec ses côtes qui n'en finissent plus, c'est difficile sous la chaleur. J'ai bien rougi, le bronzage agricole sera parfait cette année ! A hauteur de Toucy direction l'Ouest, bon ce n'est pas encore la dernière ligne droite mais nous commençons à revenir sur les Deux-Sèvres. Après avoir lutté contre le sommeil c'est un coup de chaud qui s'abat sur Guillaume, journée pas facile pour lui. Pour moi si je fais un petit bilan, ça va pas si mal que ça. Je supporte bien la chaleur pourtant je n'ai pas eu loisir de rouler par un temps pareil depuis longtemps. Les jambes vont bien ainsi que le moral (ça va de paire). Dans la journée Stéphane m'a dit qu'il nous offrirai le p'tit dèj chez lui car c'est sur la route. En plus il viendra à notre rencontre, plus encore il dormira avec nous. Soit 150 kilomètres et une nuit à la belle étoile ! Vraiment très sympa, il avait déjà improvisé un ravitaillement l'an dernier sur le 600. Juste avant le contrôle c'est Francis qui m'appelle, il n'est pas dans une forme olympique et le morale est au plus bas. J'essaie de le remotiver comme je peux. Nous pointons à Nogent-sur-Vernisson à 19H36. A coté du bar se trouve un camion de pizza, 15 minutes de préparation c'est raisonnable, nous passons commande. Elle arrive toute brulante, avec la chaleur de la journée ça ne me donne pas du tout envie ! Une fois moins chaude l'appétit revient et je la croque à pleines dents, ça fait du bien.

BivouacNous avons pratiquement pris 1H de pause, c'était nécessaire. Dans peu de temps le soleil se couchera, tant mieux ! Encore un coup de fil de Stéphane, je lui donne notre position et lui indique aussi que Francis n'est pas loin devant. Il pourra tenter une interception. Le profil est plat maintenant avec un vent qui devient ENFIN favorable. La nuit tombe et je sens assez rapidement la fraîcheur arriver, je n'hésite pas et enfile jambière et manches longues. Guillaume à l'air d'avoir repris du poil de la bête. La circulation est un peu plus dense à l'approche du contrôle qui est situé près d'Orléans. D'après les indications de Stéphane il est au pied d'un donjon et nous attend. Nous ne le trouvons pas, je lui passe un coup de fil. En fait il s'est trompé c 'est un château d'eau ! Demi-tour et nous le retrouvons avec Francis qui ronfle sous une haie, il est 00H37. Papotage avec Stéphane en mangeant ma salade de pâtes. Puis dodo jusqu'à 4H, comme la nuit précédente.

Stéphane et FrancisLe réveil est difficile, j'ai pourtant bien dormi. On lève le camp, le pédalage est plus que chaotique. Va falloir se réveiller ! Vent de dos et platitude absolue, dommage que les jambes ne soient pas là. Guillaume lui est en pleine forme, il nous prévient qu'il file devant. Nous ne le reverrons pas. Le jour se lève, nous passons devant le château de Chambord que j'avais visité il y a quelques années avec mon épouse. Stéphane nous conduit ensuite chez lui à Chouzy-sur-Cisse. J'ai un gros coup de bambou chez Stéphane, pas d'appétit malgré une table bien garnie. Je suis vraiment pas bien. J'arrive quand même à boire un café et manger un croissant. C'est dommage de ne pouvoir profiter de ce moment avec tout le mal que c'est donné Stéphane, c'est comme ça... Allez, il faut repartir car nous sommes limite délai pour atteindre Onzain, il faut y être à 9H32, Stéphane nous guide. Nous y sommes à 9H30, j'avais prévu 9H15 ! Sur un 1000 c'est le risque du hors délai avec pas mal de sommeil, il ne faut pas trainer jusqu'au 600 c'est 15 de moyenne. Après les délais s'allongent, ils sont calculés sur une moyenne de 11.428 ce qui laisse de la marge. Un grand merci à Stéphane pour tout ce qu'il a fait pour nous.

Je me retrouve donc avec Francis. Nous quittons la Loire pour contourner Tour. Le vent nous porte et le dénivelé est nul. Il faut profiter de ce passage sans difficulté pour garder du jus pour le reste de la journée. Le ciel est dégagé mais la température semble moins élevée qu'hier, je ne vais pas m'en plaindre. Francis me parle de sa journée en solo hier, il en a bien chié ! Cette étape "facile" nous mène à Langeais, le neuvième contrôle, il est 14H32. Un coca bien frais à l'ombre d'une terrasse, c'est le bonheur...

Château d'UsséNous retrouvons la Loire, les conditions météo ne changent pas, tout schuss !! Enfin non, on avancent tranquille. Les bords de Loire sont très agréables et bien ombragés. Nous passons devant le château d'Ussé qui a inspiré Charles Perrault pour écrire le conte de la Belle au bois dormant. Peu de circulation, je suis un peu surpris pour un samedi ensoleillé. Moins charmant, la Centrale Nucléaire EDF de Chinon, passons... Le ciel s'assombrit d'un coup, ça sent la flotte. Quelques gouttes tombent, aussi légères que celles d'un brumisateur. On en rêvait hier ! Arrivée à Saumur on cafouille un peu sur deux ronds-points. Nous sommes en fin de journée il faut faire quelques emplettes pour ce soir et cette nuit. Nous trouvons une supérette, nous avons eu le nez fin car la pluie accompagnée d'un vent fort s'abattent sur Saumur. Nous laissons passer l'orage ! Bien joué car le plein est fait et nous sommes restés au sec. Passé Gennes (la boutique de Marcus est fermée) nous quittons définitivement la Loire. Les côtes réapparaissent, ça change. 21H02 nous arrivons à Thouarcé, pas de commerce ouvert. Un joli pont à la sortie du bourg nous sert d'aire de repos. On pique-nique.

La dernière nuit arriveJ'enfile de suite mon maillot manches longues, étant de base assez frileux, la fatigue aidant j'ai tout de suite froid. La nuit de va pas tarder, le vent puissant nous pousse de plus belle. On avalent les côtes sans problème. Après Mauléon nous empruntons la D744, ça roule fort. Il doit y avoir une boite de nuit pas loin. Nous sommes soulagés en arrivant à La Petite-Boissière où nous quittons cette route pour prendre la C2 bien plus calme. Francis à un coup de fatigue, il faut dormir un peu. Nous trouvons un petit chemin sur le bord de route. Il est 1H et quelques, le réveil est mis pour 2H. Je me lèverai pour sortir mon sac de couchage car ça caille. A 2H Francis me dit que c'est l'heure. Il fait très froid, je me couvre bien. Nous arrivons à Moncoutant à 4H02, c'est le dernier contrôle avant Ménigoute. On casse la croûte, on voit passer un cyclo. Je pensais que c'était Guillaume (à cette heure il est arrivé) mais non sûrement un participant du 600 d'Angers.

Arrivée à MénigouteMoins de 60 bornes à faire, mais il reste de la bosse ! Je me sens plutôt bien, la sieste a fait du bien à Francis, c'est tout bon. Le rythme n'est pas élévé, nous avançons c'est le principal. Le jour se lève sur Neuvy-Bouin. Ca grimpe dur, je connais parfaitement le coin, j'y vais régulièrement. De Saint-Aubin-le-Cloud à Saint-Pardoux, c'est le coup de barre général !! On est sacrément cassé. On discute pour se changer les idées et faire passer le temps. Les côtes sont sévères, en fin de brevet c'est difficile. L'arrivée est proche, passé Vouhé il ne reste pas de grosses difficultés. Dernière ligne droite de 9 kilomètres entre Vausseroux et Ménigoute. C'est fait, nous arrivons à 8H12 précise.

Je pensais faire ce 1000 seul et bien non : 250 avec Guillaume et Francis, 350 avec Guillaume et enfin 400 avec Francis. Rien n'est jamais écrit d'avance, c'est ce qui fait la beauté et l'attrait des brevets longues distances...

Bravo à Francis pour ce premier 1000 où il peut en tirer beaucoup d'enseignement. Nous nous retrouverons dans 3 semaines sur la Ronde Aliénor d'Aquitaine, 1200 km au départ de Bordeaux.

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